‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 147 sur 176 · Code Théod.y IX, xl, 13; cf. Seeck, p. cxvii, note · texte numérisé non relu

Code Théod.y IX, xl, 13; cf. Seeck, p. cxvii, note

8. Corp, inscr, lat., t. XI, 3791 ; saint Jérôme, Ep, 107 ; Macrobe, Saturn., I, 2, 15. — Seeck, p. clxxix et clxxx, distingue du préfet

La suite des événements autorise à se demander si la confiance accordée par Fempereur chrétien à tant de personnages païens n'était pas imprudente. En Orient, où le culte des dieux avait perdu presque toute influence, on pouvait sans danger élever un Thémistius ou prêter une oreille indulgente aux flatteries et aux plaintes d'un Libanius. Mais en Occident il y avait péril à confier les plus grandes places à des membres de Taristocratie païenne. C'est ce que montra bientôt la révolte d'Eugène, ou plutôt la levée de boucliers dont elle fut l'occasion pour tout le parti païen.

Après l'assassinat de Valentinien II par Arbogast en 392, ce général, que son origine barbare empêchait de prendre le pouvoir pour lui-même, donna la pourpre au rhéteur Eugène * . Eugène était chrétien ; mais les circonstances firent de lui le docile instrument de la réaction païenne. Nicomaque Flavien garda les fonctions de préfet du prétoire, et devint en réalité le chef et le véritable Organisateur de la rébellion. Celle-ci prit tout de suite une couleur religieuse. Flavien renouvela d'abord auprès d'Eugène la demande plusieurs fois rejetée par Gratien et Valentinien : il obtint de ce fantôme de souverain le rétablissement . de l'autel de la Victoire, la restitution des biens des temples, la

de Rome le pontife donl parle saint Jérôme ; voir en sens contraire TiLLEMOifT, Hist. des Emp.^ t. V, p. 301.

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