ZOSIME, IV, 53; SOCILVTE, V
LE CUniSTIANrSME ET L'EMPIRE ROMAIN. 277
liberté des sacrifices et même de la divination*. Les édifices publics ou privés construits à Rome sur remplacement des temples supprimés furent démolis^. On entraîna des chrétiens à l'apostasie . par Tappât des magistratures. Les païens de Rome se préparèrent à la lutte inévitable avec Théodose comme à une guerre sainte. La ville fut sillonnée de processions, que suivait une partie de la noblesse. Les dieux nationaux, les divinités étrangères, furent successivement honorés. Flavien se fît initier au culte de Mithra, et offrit un taurobole*. Cette orgie païenne dura jusqu'en 394. La victoire de Théodose sur Eugène, dans laquelle périrent Flavien et Arbogast, y mit fin. Ce fut le coup décisif. L'aristocratie païenne venait de jouer et de perdre sa dernière partie. Théodose entra dans la ville éternelle, convoqua le sénat, exhorta les sénateurs à quitter le culte des dieux, et obtint de la majorité de l'assemblée un vote abolissant officiellement le paganisme à Rome*. Dès lors les con-