SozoMÈm;, YII
.1. ScLPicE SÉvÈitfi, Vita B, Martini; Dialogus de virtutibus D, Martini. — Cf. Bclliot et Thollier, la Mission et le culte de saint Martin, Étude sur le paganisme rural, Pams, 1891.
4. Saiîit Jeau Chrysostome, Ep, Ml ; Théodoret, Hist, EccL, V, 9. t>. CodeJust., I, XI, 7.
ici de législation à résumer, puisque, à proprement parler, il n'y a plus de législateur. Mais Tan ci en culte n'est pas en état de profiter de cette faiblesse du pouvoir impérial. Le moment est pasàé où, par des séductions à la fois raffinées et grossières, il se fût facilement emparé de Tâme naïve des envahisseurs. A Theure où ceux-ci se partagèrent les provinces occidentales, s'établirent en Afrique, en Italie, en Espagne, en Gaule, en Bretagne, il ne possédait ni temples, ni prêtres, ni sacrifices, ni organisation d'aucune sorte. Des païens se rencontraient encore, rares dans les villes, plus nombreux dans les campagnes : il n'y avait plus de paganisme. Rien ne s'opposait à ce que l'Église, restée seule debout au milieu de l'affaissement universel, n'attirât à elle les nouveaux maîtres de l'Europe, et ne coulât dans le moule chrétien la société qui allait naître du contact des Barbares avec les restes des institutions romaines.
En Orient, lautorité impériale durera de longs siècles encore. On la voit poursuivre la lutte contre le paganisme : mais cette lutte s éteint d'elle-même, faute d'aliment. Dans une loi de 423, Théodose II s'occupe « des païens qui existent encore, bien que nous pensions qu'il n'y en a plus *. » Dans une autre loi, de 435, il ordonne de