XXI. — L'inscription d'Aricanda
Voir page 143.
[quamcumque munificjentiam vol[etis pro hoc vestro pio proposito pet]ere iam nunc ho[c facere et accepisse vos credere iijcet impetraturi e[am sine mora, quae in omne aevum t]am nostram iuxta deos i[mmortales pietatem testabi]tur quam vero condigna pra [emia vos esse a nostra cljementia consecutos liberis ac po[steris declarabit.]
[Totç awTÎjpaiv] îîavtbç àvOpt&iccov fÔvouç xa\ yhoM^ [SeSaa- Toîç Ka{]<japatv FaXsp. O^aXep. MaÇiae(v(o xa\ [KwvaravTEfvta] xa\ OùaXsp. Aixivviavo) Atxtvvfa». Ilapà tou [Auxfcov xa\ IlJavcpiSXcov f Ovouç Ziri^i^ xa\ txsota. "Epf oiç iizo [osôodx^twv t]wv OeCiv t5>v 6jxoY8vS)V ujMov çiXav8p«ù7;(aç [jcaatv Si OeioJTaroi paaiXttç oîç ^ Gpy)ax£(a [lÊfisXiTrjTai [aùtGv urèp t^]ç OiiiCiv tS)V Tîdlvta vetxc&v- Ttov SeaTTOTwv [aîwvfou awjtrjpbç, xaXcoç l^ç^tiv IBoxtjAiaajAev xa- Taçuf çtv [îcpbç TTjv à6di]vaT0V paatXe(av xa\ BerjB^vai to\»ç niXat [àaeSetç Xpt]aTtavouç xa\ eîç Bsupo xrjv a^Triv v6aov [8iaTr,poQvxi]i 7C0TS TusjcatuaOat xa\ {xr^Befita axaia ttvt xat [vîj 6pT)ax6{a] xrjv Toîç Osotç ôcpeiXopiv7)V 7:ap«6a(vetv. [TotJT* Sv 6?ç] fpyov o^fxotTo, E? ufiSTépca Oefb) xa\ tt?(ov(ci) [veiS{jiatt r]aatv xaTaoraCn aTcetpxoOat (jiv xa\ xoxtoXiSaOai [IÇouofaJv tîJç tGv iOiwv diK6)(^6ouç l7:[t]TT)- Ôeudewç, [jrivraç hï t]^ twv ôjJLOYevoiv Ofiwv Oscov 6pT;axe(a ax.o- Xdé[^Eiv Onèp] T^ç a?(ov(ou xa\ d^^Odlptou paatXgfaç OfJLSW, 87CEp [jcXgtjTOV auu.J9£psiv Tîaatv toÎç Op-ttipoiç dvOpcGnotç 7cp687)Xdv loTtv.
... (Quelques témoignages) de munificence que vous vouliez nous demander [après votre pieuse supplique), tous pouvez {croire que) dès à présent [nous vous les donnons et que vous les avez reçus), car vous les obtien-
drez (sans retard^ et à jamais) ; ils prouveront notre piété envers les dieux (immortels et démontreront en même temps) que vous avez acquis (de notre) clémence de justes récompenses pour vos fils et votre postérité.
Aux sauveurs de tout le genre humain, aux augustes Césars Galerius Yalerius Maximinus, (Flavius Valerius Constantinus)y VcUerius Licinianus Licinius, supplique adressée par le peuple (des Lyciens et) des Pamphyliens. Les dieux vos congénères, ô divins empereurs, ayant toujours comblé de faveurs manifestes ceux qui ont leur religion à cœur et les prient pour le (perpétuel) salut de nos maîtres invincibles, nous avons cru bon de recourir à votre immortelle majesté^ et de lui demander que les chrétiens, depuis longtemps (impies) et ne cessant pas de Vêtre^ soient enfin réprimés et ne transgressent plus par leur (culte) mauvais et nouveau le respect que l'on doit aux dieux. Ce résultat serait atteint si, par votre divin et étemel (décret), étaient interdites et repris mées leurs observances impies, et qu'on les forçât de pratiquer le culte des dieux vos congénères, de les invoquer pour votre étemelle et incorruptible majesté, ce qui profiterait évidemment au bien de tous vos sujets.
Fragment, en latin (avec suppléments par M. Mommsen), d'un rescrit de Maximin Daia, répondant à la supplique, en grec, gravée au-dessous , des peuples de Lycie et de la Pamphylie. Inscription découverte dans les ruines d'Aricanda, en Lycie, par la mission Bendorf. — Mommsen, dans Archàologisch-epigraphischen Mitteilungen aus Osterreich, t. XVI, 1893, p. 93-102, 108 ; Supplément au tome III du Corpus inscriptionum latinarum, n» 12,132, p. 2056-2057 ; Duchesne, dans Bulletin critique, 1893, p. 157 ; De Rossi, dans Bullettino di archeologia cristiana, 1894, p. 54. — Cf. Eusèbe, Hist. eccl.y IX, 7 (2-15), 9 (4-6).