‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 38 sur 176 · Origèmc, Comment, séries in Matlh · texte numérisé non relu

Origèmc, Comment, séries in Matlh

94 LB ClIRISTIANISMe; ET L'EMPIRE ROMAIN.

de la pénitence que lui imposa Tévêque d'Antioche, Babylas * . Sa femme et lui-même correspondaient avec Origène ^. Dans sa vie publique il ne donna sans doute aucune marque de ses croyances intimes, et, célébrant le millénaire de Rome, il le fit en prince païen ^. Mais vis-à-vis de TÉglise sa politique fut empreinte d'une bienveillance visible. Il autorisa le pape Fabien à rapporter solennellement de Sardaigne à Rome, entouré sur le navire de tout son clergé, les reliques de son prédécesseur Pontien *. Un contemporain, Denys, évoque d'Alexandrie, parle « du très doux empire de Philippe *. » Origène, écrivant probablement sous son règne le livre Contre Celse, dit que les magistrats ont cessé de faire la guerre aux chrétiens, que dans un monde qui les hait ceux-ci jouissent d'une merveilleuse paix, que la Providence dilate chaque jour les frontières de leur religion, et leur a enfin donné la liberté *.

Si inférieurs qu'ils fussent par la valeur intellectuelle et (Alexandre excepté) par les qualités morales à leurs illustres prédécesseurs du second

1. EusÈBE, Hist. Eccl.y VI, 34; Chron., ad olymp. 356; siirtT Jeam CiiRYSOSTOHE, de S. Babyla^ 6.

2. EusÈBE, Hist. Eccl.^Yl, 36 ; saint Jérôme, Deviris «7^, 5t.

3. Adrelius Victor, De CaesaribuSt 88; Ectrope, firev., IX, 3; EnsÈBE, Chron., ad olymp. 257; Cohen, Médailles impériales, t. lY, p. 1*6-1*7, n" 3* et 39.

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