‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 37 sur 176 · EusÈBE, HisL Eccl,, VI, 38; Orosc, VII · texte numérisé non relu

EusÈBE, HisL Eccl,, VI, 38; Orosc, VII

LE CIIUISTIANISME ET L'EMPIRE ROMALN. 9»

noms inscrits sur les registres de la préfecture urbaine à Rome, des gouverneurs dans les provinces ^ En vertu des ordres de Maximin, le pape Pontien et Tun des plus célèbres docteurs de TÉglise romaine, Hippolyte, furent déportés en Sardaigne. Pontien, ne voulant point laisser TÉglise sans chef, donna aussitôt sa démission, et fut remplacé par Anteros, qui mourut, probablement martyr, après un mois d'épiscopat. Pontien lui survécut de quelques mois, et périt en exil, victime de mauvais traitements '. Dirigée surtout contre les chefs ou les personnages influents de TËglise, la persécution atteignit cependant, en divers lieux^ les simples fidèles. Elle fut surtout cruelle en Cappadoce, où de violents tremblements de terre avaient exaspéré le peuple païen. Origène, qui était alors dans celte province, dit que beaucoup d'églises y furent détruites par le feu ^ : ce détail montre ' les communautés chrétiennes en possession de , lieux de culte distincts des maisons particulières ; et connus de tous. Ils avaient peut-être été construits à la faveur de la paix d'Alexandre Sévère.

L'Église recouvra la tranquillité sous les Gordiens, et surtout sous Philippe (244-249). Ce dernier paraitavoir été chrétien : on connaît l'histoire

i. De Rossi, Roma soUerranea, t. II, p. vi-ix. Cf. Tertullien, D& fuga, i3.

3. Catalogue libérien et notices de Pontien et d*Ànteros, dans DucnKSNE, le Liber Pontificalis, t. I,p. 4, 5, 145, 117.

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