‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 6 sur 176 · Act. Apost.y XXVIII, 16, 30, 31 ; Philipp · texte numérisé non relu

Act. Apost.y XXVIII, 16, 30, 31 ; Philipp

4. Tacite, Ann.^ XIII, 32; De Rossi, Roma sott.y t. n. p. 363.

5. Saikt Paul, Rom.f xvi, 3, 16. Cf. LiGHTF00T,P/iï7ïpp»ans, p. 171 et 8uiv. J'écarte l'hypothèse qui voit dans ce dernier chapitre la finale propre à l'exemplaire destiné aux Éphésiens.

au devant de lui jusqu'à plusieurs milles de Rome ^ . Cela semble indiquer que la communauté chrétienne de cette ville était encore peu nombreuse. Aussi ne donnait-elle pas d'ombrage au gouvernement, qui pendant deux années permit à Paul, gardé seulement par un soldat, de recevoir qui il voudrait dans sa maison et de prêcher là et au dehors la parole de Dieu^. Cette prédication porta probablement des fruits rapides, car Tacite dit qu'en 64 les chrétiens de Rome forment déjà « une grande multitude *. » Mais avec l'attention publique, attirée par leur nombre croissant, naquirent vite, à leur sujet, les défiances et les calomnies. Une opinion répandue dès les premiers siècles attribue à la « jalousie » des Juifs les mauvais bruits qui ne tardèrent pas à courir sur les chrétiens*. On arriva bientôt à leur imputer les crimes « les plus atroces et les plus honteux*. » Leur vie retirée, leurs réunions secrètes, le mystère dont, par crainte des profanations, ils entouraient leurs pratiques religieuses, la division que les conversions mettaient souvent dans les familles, les intelligences des premiers fidèles avec les esclaves, aisément gagnés à la foi, semblaient autoriser tous les soupçons. On voit parles épîtres pastorales de saint Paul, par ja

i. Act. Apost.f XXVIII, 15.

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