‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 60 sur 176 · LACTANCEf De mort, pers., iS · texte numérisé non relu

LACTANCEf De mort, pers., iS

4. Les vues de Lactance sur ce sujet sont discutées par Coen {VAbdicazione di Diocletiano ; yolr Revue critique, 191% i), Morose {Intomo almotivo delV abdieazione del V imper atore Diocleziano; voir Archivio storicà italiano, U V, 1880), Schiller {Geschichte der rôm, Kaiserzeit ,i. II, p. 163).

à la défense de FEmpire , fut maintenu par Téléyation des Césars au rang d'Augustes et la création de deux Césars nouveaux. Galère prit alors le gouvernement de la partie orientale de FEmpire , tant en Europe qu'en Asie ; Constance Chlore demeura souverain de tout FOuest, en ajoutant FEspagne à la Bretagne et à la Gaule ; Flavius Sévère et Haximin Daia, nommés Césars, eurent Fun FItalie et l'Afrique, l'autre l'Egypte et la Syrie. Ces deux princes, dont le second était neveu de Galère, avaient été préférés, contre toute attente, à Maxence, fils de Maximien Hercule, et à Constantin, fils de Constance Chlore, que leur naissance semblait désigner pour le second rang dans la tétrarchie réorganisée.

L'Ëglise ressentit presque aussitôt le contre coup de ces changements. Devenu le subordonné du tolérant Constance, dont les Ëtats avaient à peine connu la persécution*, Flavius Sévère en suspendit les rigueurs dans les provinces qui venaient de lui être attribuées. « Les contrées situées au delà de FlUyrie, écrit Eusèbe, c'est-à-dire Fltalie entière, la Sicile, la Gaule et tous les pays d'Occident, FEspagne, la Mauritanie et l'Afrique, après avoir souffert la fureur de la guerre pendant les deux premières années de la persécution, obtinrent

i. LACTiKCEf De mort, pers., IS; Eusèbe, De vita ConsL, I, 16, 17; lettre des évéques donatistes à Constantin, dans Optât, De schism. Donat.^ I, 22.

promptement de la grâce divine le bienfait de la paix*. »

On put espérer pendant quelque temps que les chrétientés orientales ne seraient pas moins heureuses. En arrivant dans ses États, le César Maximin Daia parait avoir recommandé aux magistrats d'employer la douceur plutôt que la violence pour ramener les dissidents au culte des dieux*. L'Église d'Alexandrie crut à la durée de la trêve : elle promulgua d'admirables canons rédigés par son évéque Pierre et fixant le sort de ceux qui avaient plus ou moins faibli pendant la persécution K Mais presque aussitôt celle-ci recommença dans la moitié de l'Empire que gouvernaient Galère et Maximin. « Alors — continue Eusèbe — on vit le monde romain divisé en deux parties. Tous les frères vivant dans l'une jouissaient du repos. Tous ceux qui habitaient l'autre étaient obligés à des combats sans nombre*. » Dès les premiers mois de 306 un nouvel édit fut publié en Orient, « commandant aux gouverneurs de contraindre les habitants de leurs villes à sacrifier publiquement aux dieux. Des hérauts parcoururent les rues et convoquèrent les chefs de famille dans les temples. Les tribuns des soldats firent d'après des registres

i. Eusèbe, De mart, Pal.j i3.

% Eusèbe, Hist, EccL, IX, 9, 13.

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