ScÉTOKE, NerOt
3. Tous les criUques reconnaissent aujourd'hui que Babylone, dans ravant-dernier verset de la première épitre de PieiTe, doit s'entendre de Rome, ainsi désignée dans le style secret des Juifs
la Bithynie, FApôtre leur donne des conseils en vue
de la calamité « nouvelle ^ » qui va fondre sur eux
ou qui les a déjà atteints. Il leur recommande de
se garder plus que jamais de toute faute contre les
lois ou la morale. « Qu'aucun de vous ne soit châtié
comme homicide, ou voleur, ou malfaisant, ou
avide du bien d'autrui^. » Mais il leur rappelle que
leur innocence même ne les mettra pas à Fabri de
toute poursuite. « Si Tun de vous est puni comme
chrétien, qu'il n'en rougisse pas; que, tout au con-
I traire, il en glorifie Dieu^. » On punissait donc les
; chrétiens de ces provinces, et leur religion seule,
en dehors de toute inculpation de droit commun ,
. pouvait être pour eux une cause de condamnation.
§ 3. — La persécution de Domitien.
On ne connaît avec certitude les noms d'aucune des victimes de la première persécution, à l'exception de \ saint Pierre et de saint Paul dont le martyre à Rome
et des chrétiens, et non de la yille de Cbaldée, qui n'existait peutêtre plus au premier siècle, et où d'ailleurs Pierre n*a jamais prêché. Ramsay insiste à ce propos (p. 386) sur le caractère essentiel* lement romain de la lettre de Pierre ; mais il donne (p. 288) des raisons bien peu solides pour prolonger la vie de Tapôtre et faire descendre son éptlre jusqu'au temps des Flaviens. Cf. Harnack, Geschichte der altchr. LU., t. II, 1897, p. 451. i. Saint Pierre, J Ep., iv, iS.