‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 97 sur 176 · Julien, Ep. M · texte numérisé non relu

Julien, Ep. M

». LiBÂRiDS, Prosphon., éd. Rcuke, 1. 1, p. 406 ; Epitaph., ib!d., p. 533.

renl h concilier cette pluralité avec l'unité d'un Être suprême, et à se faire de la fable antique une idée moins inconciliable avec la raison. Mais surtout, dégénérées comme elles étaient devenues, elles flattèrent en son âme le goût du merveilleux. Par les initiations, les évocations, la pratique de la théurgie, Maxime d'Éphèse lui révéla toute la partie occulte, toute l'enivrante et malsaine chimère du paganisme ' . Dès lors Julien appartint tout entier à celuici, chrétien en apparence jusqu'au point d'affecter des allures monastiques afin d'écarter les soupçons qui s'éveillaient déjà*, mais païen en réalité, « lion revêtu de la peau de l'âne, » selon le mot plus piquant que fier de son panégyriste Libanius'.

Quelle était, cependant, la religion de Julien? Rien qui ressemblât à l'antique religion de Rome, naturaliste dans son origine, devenue toute formaliste et officielle, parlant encore au peuple par la pompe des cérémonies et des spectacles, mais n'étant plus, dans le fond, qu'un culte politique dont les principaux sacerdoces formaient autant de fiefs de l'aristocratie. Le dévot Africain qui, dans une inscription trouvée en Numidie , qualifie Julien de «restaurateur delà religion romaine* » commet presque un contresens. A Rome, on paraît avoir

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