‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 96 sur 176 · Julien, Misopogon ; éd, Hertlein, p · texte numérisé non relu

Julien, Misopogon ; éd, Hertlein, p

philosophie*, il ouvrit les yeux de son élève aux beautés de Platon et d'Aristote. L'isolement moral où vécut longtemps Julien, dans un lointain château de la Gappadoce, sans aufre compagnon de son âge que son frère Gallus, dont les goûts différaient totalement des siens, le livrait sans défense à ces impressions, d'autant plus vives que rien ne l'en venait distraire. Aussi quand il reçut la permission d'étudier aux écoles de Constantinople d*abord, puis de Nicomédie, de Pergame, d'Athènes, il était déjà par rintelligence et par le cœur un païen, ou du moins un hellène*. Les pratiques chrétiennes qu'il observait encore, et qu'ilsuivitparprudence jusqu'en 361 ^, ne couvraient plus qu'une foi morte. Luimême, dans sa lettre aux Alexandrins, écrite en 362, fixe à douze ans en arrière, c'est-à-dire à l'an 350, époque où il commença de fréquenter les écoles des sophistes, la date de son adhésion intérieure au paganisme*. Le contact des néoplatoniciens acheva de lever le dernier obstacle. Une chose avait longtemps empêché Julien de franchir le pas décisif : de sa première éducation chrétienne il gardait une aversion presque insurmontable pour la pluralité des dieux'. Les doctrines néoplatoniciennes lui appri-

I. JuLiE!f, Contre le cynique Heracliu» ; Mieopogon ; Hkrtlei!!, p. 301, 456, 404.

9. À rudimentis pneriti» primli inclinatior erat erga numlnum CUltum. ÂMMIEN Harcelliii, XXII, 5.

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