A M. LE DIRECTEUR DU JOURNAL DES DÉBATS
Monsieur ,
11 ne nous a pas été difficile, à M. Michelet et h moi , de renoncer à répondre aux accusations portées contre nous à la Chambre des Pairs. Après les avoir examinées, nous ne prendrons pas la peine de les réfuter. Mais la bienveillance môme que vous avez montrée envers des absents m'enorasre à vous adi'esser, avec mes remercîments, quelques observations sur la réserve que vous faites à mon égard. Vous pensez, que si je m'écarte du programme de mon cours, quelques sages avertissements suffiront pour m'y faire rentrer; dos paroles aussi
modérées que les vôtres ne peuvent manquer de faire impression , même sur mes apiis ; et si je pouvais céder à quelque chose , assurément ce serait à un conseil aussi éclairé que le vôtre; mais je ne le puis ni ne le dois, et voici par quelles raisons.
Vous supposez, Monsieur, que surpris brusquement par une polémique violente, j'ai changé le caractère de mon enseignement; que les passions qui sont venues me provoquer ont allumé chez moi un désir soudain de représailles , et que dès lors je suis sorti des conditions ordinaires de mes études. Il n'en est rien. Ce qui fait ma tranquillité parfaite dans ces débats , c'est que je suis aujourd'hui ce que j'ai toujours été. Lorsque , il y a huit ans , j'ai commencé mon enseignement, j'ai débuté par chercher les rapports des littératures et des institutions religieuses. L'opinion publique était alors fort éloignée de ce genre de questions ; je pouvais me considérer comme isolé et abandonné dans cette voie. Depuis ce temps-là, au contraire, l'attention générale a été portée de ce côté; ce n'est pas moi qui suis allé au-devant de tout ce bruit. Je n'ai pas renoncé à cette carrière d'idées dans mon enseignement, lorsque je pouvais croire que j'y resterais seul ; est-ce une raison d'y renoncer , parce qu'au-
jourd'huir esprit public s'en mêle? Je n'ai pas craint l'isolement, pourquoi craindrais-je la foule?
Il y a sept ans, M. le ministre actuel de l'instruction publique m'a fait l'honneur d'assister à l'une de mes leçons, et je conserve le témoignage de l'approbation qu'il y ,a donnée. J'entrais alors dans la voie où je n'ai cessé de marcher; je montrais les rapports de l'Évangile de saint Jean avec la religion des Perses. Le résultat de ce premier enseignement a été résumé dans un volume intitulé le Génie des Religions. Personne alors n'a songé que ce fût une chose étrangère aux lettres, que de montrer la source des grands poètes dans les croyances et dans les cultes.
Appelé au Collège de France , j'ai porté dans l'étude des littératures méridionales le môme esprit qui avait jusque-là dirigé mon enseignement. Sans doute il m'eût été infiniment plus commode de traduire, pour mon auditoire, un auteur espagnol ou italien ; j'ai pensé que dans ce noble Collège de France, je ne pouvais donner une tendance trop élevée ni trop philosophique à la critique. J'ai traité, dans une suite de leçons qui seront publiées bientôt, de Dante, de Pétrarque, de Machiavel, de Boccace, de Barros, de Calderon, des philosophes italiens du
seizième siècle, etc. ; maisil ne suffisait pas de parler isolément de chacun de ces hommes, il fallait montrer une fois le lien qui les rassemble, la société dans laquelle ils vivent. Or, le lien qui les unit, c'est la religion. Otez-moi le christianisme, tout mon sujet disparaît. Comprenne qui pourra, que je parle sérieusement de l'Italie sans Rome, de l'Espagne, des Arabes sans l'islamisme.
Otez-moi, si vous le voulez, tous les prosateurs du Midi, ne me laissez qu'un poëte : choisissez. C'est Pétrarque. Je le veux bien, il suffit pour ramener la difficulté tout entière. J'ouvre au hasard ses œuvres, et je tombe sur ce traité : Du droit de VÉtat, et de Viniqu itédu Saint-Siège. Me voilà de nouveau en proie aux questions les plus grandes! Fermerai-je le livre?
Imaginez un enseignement sur Homère , Pindare, Sophocle, et que le professeur soit tenu de ne rien dire des dieux ni de la religion grecques! autant vaudrait fermer cette chaire. Retranchez de la littérature française Bossuet, Fénelon, Massillon et tout Port-Royal, il le faut, si l'on veut que les lettres ne touchent pas l'Éghse; et encore cela ne servira de rien ; le professeur retrouvera l'Église dans une tragédie , dans une comédie, dans Athalie, dans un vers de Molière. Où s'arrêter dans
cette voie? Pour être conséquent, il faudrait dire à chaque professeur de littérature : Ne parlez pas de niorale, c'est l'afTaire du prêtre; laissez l'histoire, elle appartient à l'historiographe; les institutions au jurisconsulte, les monuments à l'architecte, la nature au naturaliste, la terre au géologue, le ciel à l'astronome ! Après ce travail, une chaire de littérature serait en effet peu redoutable; elle n'aurait plus aucun sens.
De plus, on n'aurait rien fait encore, si l'on n'appliquait le même système aux sciences. Le littérateur pourra, par une juste réciprocité, dire au physicien : Il ne vous est plus permis de toucher à la chimie; au géologue: J'interdis le déluge; à l'anatomiste : J'interdis toute comparaison avec l'échelle inférieure des êtres, car cela heurte l'idée que je me forme des premiers chapitres de la Genèse. Lorsque l'honorable M. Ampère est venu couronner sa carrière par ses travaux sur l'encyclopédie des sciences, il eût fallu lui fermer la bouche en lui rappelant qu'il était là pour refaire chaque année un même nombre d'expériences de physique, et non pour créer une philosophie de la nature.
Quel serait le résultat de cet isolement, si Ion y réduisait toutes les sciences? la mort môme. Quajjt
aux lettres, il ne resterait qu'une vaine rhétorique. Cela est d'autant plus évident, qu'il n'est pas dans le corps enseignant un cours qui ne puisse fétre atteint sous un prétexte semblable à celui qu'on m'oppose. Il n'est pas un professeur qui n'ait senti que la vie de l'enseignement est aujour- f
d'hui dans l'étude des rapports. En 1828, M. Yillemain était professeur de littérature française. Sans que la Restauration s'y fût opposée, il fit un cours justement célèbre sur le Parlement anglais, sur les orateurs anglais, sur la politique anglaise, sur lord Chatam, Pitt, Sheridan. Tout le monde sentit que le grand critique agrandissait, fécondait son sujet, qu'il ne le quittait pas ; et malgré les passions qui se mêlaient alors aux moindres débats politiques, la Chambre des Pairs ne songea pas à le ramener à la rhétorique de Le Batteux. Au Collège de France, mon ami et mon collègue M. J.-J. Ampère a, selon moi, fondé très-sagement son cours de littérature française sur le christianisme des Pères et lathéologie du moyen âge. Il a traité sans nulle opposition du pélagianisme et de l'augustinianisme, de la nature et de la grâce. C'était son droit et son devoir, puisque ces mêmes questions redeviennent le fond du siècle de Louis XIV. Il me souvient, il est vrai.
que de vives attaques s'élevèrent dans t[uelques journaux et dans quelques pamphlets lorsque le savant M. Letronne traita du Déluge; mais je n'ai pas mémoire qu'il soit intervenu une seule décision de l'une ou de l'autre Chambre pour proscrire ce sujet, qui, dans l'état présent des choses, se trouve encore momentanément ouvert à la discussion.
Pour ce qui me concerne plus particulièrement, si j'ouvre les commentateurs du Dante au moyen âge, je vois qu'ils s'occupent fort librement de la théologie, de la politique, du droit, de l'Église, de la papauté ; ces commentaires sont des encyclopédies. Et je me demande comment le droit que Boccace avait au quatorzième siècle, Landini au quinzième, je devrais y renoncer au dix-neuvième ; je ne le vois pas clairement.
Il est vrai. Monsieur, que les personnes qui ne cherchent qu'un prétexte s'arrêtent au titre de mon cours : le Christianisme et la Révolution. française ; quel rapport cela peut-il avoir avec le Midi ? A ceux qui, comme vous, cherchent le vrai et non un prétexte, je réponds que le progranuiie de mon cours renferme les littératures méridionales dans leurs rapports avec les institutions; qu'en publiant le vo-
lume de mes leçons, j'ai sans doute le droit d'y donner un titre plus précis, et de marquer ainsi le mouvement de l'esprit humain entre deux époques.
Dira-t-on que le christianisme ne regarde en rien le Midi, que la Révolution française ne compte plus, qu'elle n'a pas même été aperçue par l'Italie et l'Espagne, par Monti, qui cherche l'enfer du Dante dans la Convention, par Alfieri, Manzoni et la nouvelle école espagnole ?
Cette lettre est trop longue, Monsieur, et cependant elle m'a paru nécessaire pour expliquer comment je ne puis déférer aux observations bienveillantes que vous m'adressez. J'ai la conscience qu'en cédant aujourd'hui sur un point, je serais contraint logiquement de céder demain sur un autre; et pour me rendre la vie plus facile, il ne me resterait qu'à abandonner la liberté et la dignité de l'enseignement. Les vives inimitiés qui s'adressent à nous, s'étendraient bientôt à d'autres, si nous manquions à notre tâche : autant vaut les assumer sur nous.
J'ai le plaisir, au milieu de ces luttes, de ne haïr personne ; les difficultés ne viennent pas de nos adversaires, elles sont dans la situation même. N'ayant pas cherché le combat, je ne le fuirai pas non plus ; et puisque des paroles aussi tempérées que les vôtres
n'ont pu me convaincre de renoncer h. ce que je considère comme le droit et la vie de l'enseignement public, je ne pense pas que personne autre m'y décide aisément.
Agréez, Monsieur, l'expression de ma considération la plus distinguée.
E. QuiNET.
31 avril 1845.
Imprimerie de Ducessois, 55, cjiiai des Aiignstini.
TABLE
PREMIERE LEÇON
Introduction i
Deux systèmes : un Dieu mort, un Dieu vivant. — Principe de la critique littéraire : rapports des littératures et des institutions religieuses. — Aperçu du sujet. — Pourquoi la révolution d'Espagne est stérile. — Accord de la servitude religieuse et de la servitude politique. — École des nouveaux Guelfes en Italie ; idéal de liberté, fondé sur la censure. — Les deux papes du dix-neuvième siècle. — Rome et la Russie. — De la famine morale cliez un peuple.
DEUXIÈME LEÇON
De la tactique parlementaire en matière de religion et de
philosophie. 27
Objections préliminaires. — De la tactique en matière de philosophie et de religion. — Un danger pour l'esprit français: les habitudes parlementaires appliquées aux affaires de l'esprit. — Conditions imposées à l'éclectisme par ses origines. — Fausse capitulation qu'il propose entre la science et la foi. — // faut une religion pour le peuple : les privilégiés de la lumière, les prolétaires des ténèbres. — La fin du monde moral. — Quelque chose se meurt : l'idéal doctrinaire.
TROISIiaiE LEÇON
Un christianisme avant le Christ. — La Grèce baptisée par Platon. — L'Église primitive dans l'esprit de Jésus-Christ. — L'existence de Jesus-Christ niée par le D"^ Strauss. — Deux caractères de l'Évangile. — Le nouveau Fiat lux du monde moderne. — Sentiment
TABLE
d'attente dans l'Évangile; aujourd'hui qu'attendons-nous? — Première division entre les apôtres. Comment elle se résout. — Image de l'unité future. — Église de saint Pierre, église de saint Paul. — Liturgie catholique. Pourquoi s'est-elle arrêtée? — Les funérailles d'un monde. — La royauté de l'esprit; est-ce une royauté fainéante? — Des blasons spirituels. — Les Mémoires de Louis XVL — Le testament d'une époque.
QUATRIÈME LEÇON
Le christianisme sans rome 79
Le dogme chrétien se développe sans Rome. — Première forme de la papauté; un droit de procédure. — Principe des conciles; le vote dans la cité divine. — Les Pères de l'Église; comment ils ont entendu les rapports de l'Église et de la philosophie. — Arianisme ; Athanase. — Contradiction entre l'Eglise primitive et l'Église moderne. — La déclaration des droits de Dieu, du cleigé, de l'homme.
— Un catholicisme païen avant l'Évangile. — L'Église, le lien entre la race romaine et la race geriranique. — Le christianisme légitime les Barbares. — L'époque la plus croyante est-elle la plus propre aux arts? — L'Église dans la solitude ; la société se renoue au désert.
CINQUIÈME LEÇON
De LA CITÉ DE DIF.r et de LA CITÉ de l'homme 107
Rapport des dogmes chrétiens et des institutions sociales. — Comment l'histoire universelle découle des dogmes. — Qu'ils sont la cité des idées dans la philoso|)liit' de l'histoire. — Les conciles, les assemblées constituantes du moyen âge. — Pourquoi le christianisme est représenté par l'Église et les gouvernements comme une charte et une vérité d'outre-lombe. — Du miracle dans le monde moderne.
— Que le Christ s'incarne depuis dix-huit cents ans dans le droit chrétien. — Après lu passion du moyen âge, la résurrection dans rèie de la Révolution française. — L'Église était la pierre qui enlermait Tesprit dans le sépulcre. — Pourquoi le dogme de la fraternité humaine s'est inscrit si lard dans le droit civil et politique. — Saint Augustin, le législateur du moyen âge. — Une féodalité éternelle dans les cieux, type de la féodalité temporelle sur la terre. — Des seigneurs suzerains du ciel, des serfs de l'enfer. — L'organisation du moven âge existait en idée avant d'être réalisée par les
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Barbares. — De la cité de Dieu, de la cité de l'homme. — Qui marchera au-devant des nouveaux Barbares? — N'y a-t-il plus de peuple de Dieu?
SIXIÈME LEÇON
Le PAPE 131
Condition fondamentale de la papauté : tout pape doit être un saint.
— Le Saint-Siége remplit-il cette condition? — L'inégalité d'esprit entre les Barbares et Rome, une des causes de la suprématie spirituelle de la papauté. — Que l'ÉgUse a changé de formes comme les gouvernements temporels. — L'ambition de Grégoire VII n'est plus assez grande pour nos temps. — Pourquoi? — Il fait naître d'une fraude ou d'un crime tous les pouvoirs politiques. — Sa vraie grandeur. — Grégoire VII, un ancêtre de la Révolution française.
— Un terrorisme moral, un 93 spirituel. — Principe identique du Saint-Siége au onzième siècle et de la Convention : que les empereurs et les rois sont les vassaux de l'esprit. — Le droit d'anathème est inhérent à la constitution du monde chrétien. — Qui jette l'anathème dans le monde moderne ?
SEPTIÈME LEÇON
LB M.iH0MÉTISME 159
Origines du mahométisme. Il commence le jour où le catholicisme s'arrête. — L'unité de Dieu manifestée trois fois dans le désert. — Le Coran et la Bible. — Allah accomplit les menaces de Jehovah.
— L'islamisme expliqué par l'architecture arabe. — La mosquée. L'Alhambra. — Esprit de terreur. L'Orient antique épouvante l'Orient moderne. — Le Coran, un monologue de Dieu. — En quoi l'islamisme diffère du christianisme ; il se réalise instantanément dans les institutions politiques. — La propriété. — Les femmes. — L'esclave. — Quelle a été la mission de Mahomet? — Pourquoi la société musulmane est immobile ? — Impuissance du catholicisme à terminer la guerre entre l'Évangile et le Coran. — La France et l'Algérie.
HUITIÈME LEÇON
Le CORAN ET l'ÉVAN'GILE 195
L'Église cathohque adopte, dans les croisades, le principe de l'isla-
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misme ; l'extermination. — Que le Christ n'a pas combattu Mahomet. — Comment on peut juger si une guerre se fait dans un esprit chrétien. — Les guerres de la Révolution française comparées à celles des croisades. — Lesquelles sont les plus chrétiennes? — Le catholicisme et l'islamisme en Europe. — Mission de l'Espagne ; elle épouse, malgré elle, dans la religion, le génie arabe. — Que conclure de l'impuissance du catholicisme à se réconcilier l'Orient?
— Napoléon en Egypte. — Où est le secret de la puissance future de l'Europe sur l'Asie?
NEUVIÈME LEÇON
Les précurseurs de la réformation 219
Avertissements à l'Église. — Le schisme grec ; la diplomatie introduite dans le dogme. — La Renaissance : une réconciliation de la Grèce et de l'Italie, par l'intervention non de l'Église mais de l'art.
— Les Albigeois. Saint Dominique. — L'inquisition espagnole : une pensée du Coran, sous une forme chrétienne. — La Réformation chez les poètes du Midi, chez les docteurs. — Le pape et le concile se renversent l'un par l'autre. — Une nouvelle autorité paraît : Jean Huss. — Vlmitation de Jésus-Christ : le livre d'alliance entre les protestants et les catholiques. — Il ouvre une ère nouvelle. — Le Dieu et l'homme conversent sans le prêtre. — Dernière épreuve. Jeanne d'Arc; la puissance de l'âme s'appelle sorcellerie . — Légitimité de la réformation .
DIXIÈME LEÇON
La réformation 247
Luther brise l'Église en la comparant à son idéal. — Comment chez les réformateurs l'esprit de servitude et l'esprit de liberté se concilient. — La réforme n'est-elle que négative? — Première pierre de fondation du monde moderne. — Un nouveau degré dans le monde de l'âme. — Causes de la tristesse du protestantisme. — L'homme ne peut plus accuser que lui-même. — La Réforme et la Révolution française. — Condition actuelle du protestantisme. — Si la Bible était enlevée à l'homme, serait-ce la fin des choses ?
ONZIÈME LEÇON
Le nouveau monde est donné à un nouvel esprit. — Christophe Co-
TABLE
lomb missionnaire et novateur. — Son hérésie plus vraie que l'ancienne orthodoxie. — L'Église du moyen âge en Amérique reste au-dessous de la reliL!;ion et de l'idéal de Colomb. — Lutte du catholicisme et de la réforme dans l'ancien monde et dans le nouveau.
— La monarchie espagnole; expression politique du catholicisme moderne. — L'Escurial. — Pourquoi l'Inquisition a été particulière à l'Espagne. — Comment la Péninsule a compris l'association du Christ et de Mahomet dans la religion et dans la politique. — Sainte Thérèse, l'accent des peuples du Midi. — Au Nord, le protestantisme se défend par des institutions. — La révolution d'Angleterre ; l'âme de la réforme dans une société féodale. — Où est l'idéal de la constitution anglaise? — Le principe du protestantisme achève de se réaliser dans la démocratie des États-Unis. — Le catholicisme dans l'Amérique méridionale. — Principe de contradiction dans les républiques du Sud. — De l'unité morale que cherchait Christophe Colomb.
DOUZIÈME LEÇON