‹ Le christianisme et les barbares (395-1049)Chapitre 7 sur 70 · LES INVASIONS GERMAINES · texte numérisé non relu

LES INVASIONS GERMAINES

zance. Si les hordes d'Attila était écrasées au champ Mauriac, l'Italie devenait le campement des Suèves de Ricimer, puis des Rugiens d'Odoacre, enfin des Ostroffoths de Théodoric ; — l'Espagne était occupée par les Wisif/ofhs qui, d'abord resserrés dans l'Aquitaine seconde, s'étaient étendus à la fois vers Toulouse et le Rhône, vers Cadix et Garthagène ; — refoulés par eux, les Vandales étaient venus fondre sur l'Afrique et s'étaient fixés à Carthage ; — la Gaule était partagée entre les Burgomlcs étaljlis dans la vallée du Rhône et les Francs solidement installés sur le cours inférieur du Rhin, de la lieuse et de l'Escaut, pendant que, aux extrêmes confins du monde, les Anglo-Saxons poursuivaient sans merci la conquête de l'ile de Bretagne abandonnée par les Romains. Les bandes germaines s'établissaient dans la première moitié du v*" siècle au cœur de lemnire '.

444j. Cf. ce que dit s. Avit. PL. 59, 248 : si papa Urbis vocatur in dubium, e[>iscopatus iani videbitur non episcopus vacillare. '> — Vers 500, la clalmati(|ue est l'insigne du pape et de ses clercs : à ses amis, il donnv<î quelquefois le droit de la porter (S. Grégoire et l'évêque de Gap ; plus souvent, il leur confère le pallium Symmaque à Césaire , comme pour les faire participer au Pasce oves meas [le pallium était une écharpe. insigne des consuls, que l'empereur avait donnée au pape et à certains évêques des Gauler, au début du v^ siècle, sans doute]. Dès le vie siècle, la housse blanche sous la selle est encore un insigne du pape et de ses clercs.

1 Deux sortes d'invasions : Vinvasion tvovitbe qui s'abat sur un pays, le dévaste, disparait sans rien laisser après elle, que des ruines [les deux plus fameuses invasions de ce type, à notre époque, sont la grande invasion des Alains, Vandales et

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