CHAPITRE Y
La barbarisation de l'Eglise s'accentue durant la première moitié du vme siècle, p. 140 : les évèques de Charles Martel ; la confiscation de la propriété ecclésiastique, p 142 et n. Cette histoire lamentable rejetée dans l'ombre par la journée de Poitiers : les Francs arrêtent l'Islam, p. 143, et sauvent le Christianisme, p. 144.
I. Ln vie et la 'pennée chrétiennes au temjjs de saint Boniface. — 1. Saint Boniface et la conquête chrétienne, p. 145. Les papes du vine siècle : Grégoire II et son œuvre en Bavière, p. 145 ; il accueille baint Boniface : celui-ci fait ses premières armes en Frise, sous Willibrord, p. 146. Il évangélise la Hesse
et la Thuringe, est sacré évoque de Germanie par le pape ; ses rapports avec Charles Martel, p. i47. Les fondations monastiques et les disciples de Boniface, p. 147-148 : Boniface, créé archevêque par Grégoire III, établit huit diocèses en Germanie, p 149 et n.
2. Saint Boniface et la réforme chrétienne, p. 150. Les doutes de Boniface, p 151. l'avènement du pape Zacharie. Zacharie pousse Boniface à réformer l'Eglise franque, p. 152 : bienveillance des fils de Charles Martel et conciles réformateurs : restauration de la hiérarchie, p. 153, moralisation du clergé, p. lôo, lutte contre l'idolâtrie, p 154 Clément le Scot et Adalbert le Franc, p. 154) ; les évêques de Boniface, f'hrodégang et la vie canoniale, p. 155 ; le concile général franc de 747, p. 156. (Les péripéties et l'échec de la tentative métropolitaine de saint Boniface, p. 157. n.). — Influence de saint Boniface en Angleterre : le concile de Covesho, p, 158. n.
3. Saint Boniface et l'alliance de la papauté avec les Francs, p. 157. La question lombarde, coïncidant avec la que.-:tion iconoclaste, oblige la papauté à chercher un point d'appui contre les Lombards hors de l'empire, p. 159 : elle pense le trouver chez les Francs, p 160; Grégoire II, Luitprand, Eutychius et Petasius, p. 101. n. La question dynastique, née des prétentions royales des Pippinides, pousse ceux-ci à s'appuyer sur Rome, p. 101 : rapports de Charles Martel avec les papes. L'œuvre de Boniface et la retraite de Carloman font mûrir l'alliance, p. 162 ; Pépin le Bref appuyé par le pape usurpe la couronne, p. 163 ; l'onction royale ; le pape appuyé par les Francs arrête les Lombards, p. 163 Etienne 11 en France, p. 165 : le sacre de Pépin à Saint-Denis, la donation à saint Pierre de Kiersy ; l'état pontifical à ses débuts et ses revendications, |) 166 Rôle religieux de Pépin, p. 167 : il appuie Chrodégang, il protège les abbayes ; les derniers conciles réformateurs, p. 16S. n., les disciples directs de Boniface, p. 160. n., l'introduction de la liturgie romaine en Gaule, p. 169. n. ; le réveil intellectuel, Ambroise Autpert, p. 170 n.
II. La i-ie et la pensée chrétiennes au tetnps de Charlema(j7ie. — L'œuvre de Charlemagne continue l'œuvre de Boniface, p. 169. 1. Charlemagne et la conquête chrétienne, p. 170 La Saxe est conquise, p. 170 ; la révolte de Widukind, p. 171, et son échec; les missionnaires francs, p. 172. n. ; les huit évèchés et les deux monastères saxons, p. 172 ; la législation civile, p. 173;
les premiers évêques de la Saxe, p. 174. n. Christianisalion du pays, p. 175 : le Héliand. — L'Evaogile rayonne hors de la Saxe, p. 176, chez les Slaves : Berenwelf de Wurzbourg.
2. Charlemagne et la réforme chrétienne. Le clergé : l'évêque, subordonné au roi, p. 177, doit être défendu contre le laïcisme par les métropolitains restaurés (les nouveaux archevêques, p. 178. n. ; influence de la collection de Denys le Petit, p. 178. n.; et par la création des avoués, p. 179 ; multiplication des chorévèques et leur rôle subordonné, p. 179. La préservation morale et la formation intellectuelle des clercs, p 180 : ils prêchent, ils distribuent les sacrements, p. 181. n. Le monachisme, p. 181, menacé par les laïques, défendu par saint Benoit d'Aniane, p. 182. Les conciles, p. 182. — La vie religieuse des foules, p. 183 : l'extension des paroisses rurales et ses causes, p. 184. n., leur régime, p. 184. n., les églises domaniales, p. 185, n., Tart religieux carolingien, p. 186. n.. la liturgie carolingienne (Alcuin, le Sacramentaire grégorien , p, 186. n., les pratiques religieuses, 187. n., le culte des saints, p. 188. n. Influence de la réforme carolingienne en Angleterre, p. 188. n. — La vie religieuse de l'élite, p. 187 : les controverses avec les Grecs, p. 189, les livres Carolins, p. 190. n. le filioque, p. 190 ; la controveise adoptienne, p. 191. Alcuin, p. 192, et ses émules, p. 193. n.
3. Charlemagne et lalliance de la papauté avec les Francs, p. 193. La personnalité de Charlemagne. p. 193 : équilibre de ses facultés. Caractère intimement chrétien de sa politique : faire régner Dieu, p. 195 ; la constitution de 802, p. 196. Caractère ecclésiastique de son gouvernement, p. 196. Caractère chrétien de sa législation, p. 197 : discours d'un missus, p. 198. n. Faveur accordée aux lettres, p. 199. Les Francs travaillent à ressusciter la chrétienté romaine, p. 201 : la question de la restauration impériale, p. 201 ; difficultés auxquelles elle se heurte, p. 202 : conflit du pape et des Francs en Italie, p. 203. n., la donation de Constantin, p. 203. n. Delà situation locale romaine sort la solution du problème, p. 204. Le couronnement de Charlemagne par le pape en qualité d'empereur scelle l'alliance de la papaulé et des Francs.
IIL La vie et la p^,nsée chrëtienties au temps des hcriiiers de Charlemagne. — Fragilité du pseudo-empire romain construit par Charlemagne, p. 205 : le partage de 806 et sa signification. Deux politiques rivales, p. 206. 1. Persistance de l'unité poli-
tique impériale, 814 843, p. 206. Le rôle d'Agobard et ses idées, p. 207: son succès, p. 20'^, la constitution de 824, p. 209. n. ; sa défaite, p. 209, malgré l'appui que lui donne Grégoire IV, p. 210 : ruine de l'unité. — Les unitaires continucLt l'œuvre religieuse de Cliarlemagne et de Boni face : la réforme chrétienne, p. 211 : les paroisses rurales, p. 211. n., le clergé, p. 212. n., le Monachisme, p. 212. n., la liturgie, p. 213. n. (Amalaire de Trêves , les arts, p. 214. n. ; — la conquête chrétienne, p. 212, Ebbon, p. 213, et l'évangélisation de la Scandinavie, p 214 ; l'œuvre d'Anschaire et la fondation de Hambourg, p.2l5 ; —la pensée chrétienne, p. 216 : Uaban Maur et ses disciples, p. 217 et n., les polémiques, p. 217 et 218. n. : la théorie augustinienne du sacrement disparaît devant la théorie isidoriennc, p. 218. n.
2. La disparition de l'unité impériale et les progrès de l'anarchie, 843 888, p. 218. Le système de la charité fraternollo, p. 218 : assemblées et conciles : la littérature polititjue de ce temps, p. 220. n Hinkmar archevêque de Reims, son rùle et ses idées, p. 221 et n. Le pape Nicolas I^r.son rôle et ses idées, p 222 : son entourage, p. 223. n., Anastase le bibliothécaire, p. 224. n. Progrès de l'anarchie, p. 223, surtout après la mort de Lothaire, p. 224, n. de par les invasions, p. 225: Saint- Pierre de Home dévasté par les Sarrasins, ]>. 226, la cité Léonine. Jean VIU. p. 227, impuissance et efforts de Charles le Chauve et de Charles le Jeune, p 228. — Recul de la conquête chrétienne, p. 228 : ruine de Hambourg, martyre de saint Edmond, p. 229. ruine des églises fondées par Cyrille et Méthode, p. 229 et 230 n., martyre de saint l^uloge à Cordoue, p. 230 et 231. n — Recul de la réforme chrétienne, p 232: désordre ecclésiastique, l'affaire de Rretagne, p. 232. ii., l'extension du pouvoir métropolitain, p. 233. et 234. n., la disparition des chorévêques, p. 233, les falsifications d'Isidor Mercator, p 235 et 236. n. Recul de la foi et des nupurs dans les âmes, p. 236 : le scandale de Waldrade et la dissolution delà famille, p. 237. n. Stagnation de la pensée chrétienne, p. 238 : influence de saint Augustin (Gottsbalk et Ratramne, p 239 n.) et de l'Aréopagite, p. 240 : Scot Erigène, p. 240 et note.
CHAPITIIE VI
De 888 à 1049 sévit affreusement l'anarchie seigneuriale, p. 243: elle menace d'étouffer le Christianisme catholique, p. 244. Comment, malgré tout, survivent la vie chrétienne et la vie catholique, p. 244 ; Cluni, p. 245.
I Dissoltifion de l'Eglise et du Christianisme. — 1. Les faits. L'épiscopat se sécularise, absorbé par les seigneurs, p. 246 et n. Un exemple italien, p. 247 : l'évèché de Rome aux mains des Théophylacte, p. 247 : Jean XII, p. 248 ; les Crescentius et Benoît I.\, p. 249 et p. 250. n. ; autres exemples italiens, p. 251 n. — Exemples gaulois, p. 251 : les Aton et les Frotaire, p. 253; les évêques de Bourgogne, p 254 : les Guifred à >'arbonne, p. 255 : autres évêques seigneuriaux de Gaule, p. 256 et n. ; la royauté capétienne et les évêques, p. 257. n. — L'Eglise de Germanie, p. 257 est asservie par la royauté saxonne, p. 258 : rôle administratif des évêques, les abbayes royales, p. 259 ; la politique ecclésiastique des Ottons, p. 260. n., de Henri H le Saint, p. 260 et 261. n. La décadence religieuse en Germanie, p. 260 et sq. - Les églises anglo-saxonnes au milieu des invasions danoises, p. 263 : ce qu'en pense le pape Formose, p. 254 ; les évêques anglciis, p. 264. n.
2. Le droit transformé, p. 265. Les seigneurs, rois ou non, mettent la main sur les élections des évêques et des abbés, p. 265 : comment s'est accomplie leur usurpation, p. 266 : elle passe dans le droit, p. 267 : l'électio ; comment s'exerce ce droit seigneurial, p. 267 ; son caractère fiscal, p. 26S: les pratiques simoniaques, p. 269 : une page de Rathier, p. 270. — Les évêques issus de ce régime contractent mariage, p. 271 ; l'épiscopat de vient une caste héréditaire, p. 272 : quelques dynasties épiscopales, p. 272 et 273 : le nicolaïsme d'après un sermon synodal et d'après Burckard, p. 274. n. — f'onséquences du nicolaïsme et de la simonie, p. 274 : oubli des traditions disciplinaires et liturgiques, disparition des conciles, p. 275, rivalité «iu clergé séculier et du Monachisme qui achève alors de se cléricaliser et qui reste souvent plus pur, p. 275 n. ; oubli des traditions
350 TABLE DES MATIKRES
doctrinales touchant l'objectivité de l'Eglise, p. 276. n. ; ruine matérielle de beaucoup d'églises, p. 277. n. La foi s'obscurcit parmi les fidèles, p. 276 : cruauté, superstition, p. 277, ordalies, légendes pseudo-aposloliques, p. 278. n ; la femme chrétienne en Occident à l'âge seigneurial, p. 278. n. Le Méo-Manichéisnie, p. 279, et l'Kglise d'Israël, p. 280. n. Certains attendent la fin du monde, p. 281.
II. Comment U Chynstianisme a survécu. — Le Christianisme n'est pas mort, p. 282. Gomment cela s'explique-t il ? 1. La vie chrétienne persiste au temps des seigneurs grâce aux Saints, p. 282. Saints d'Italie : Bernard de Menthon, Jean de Parme, Gualbert, Romuald, saint Nil et ses émules, p. 283 et n. : hellénisation de l'Eglise dans l'Italie du sud. p. 285. n.
Saints d'Espagne, p. 284 : la résurrection des vieilles églises
et l'organisation des jeunes royaumes espagnols, p. 2S6. n. ; Sanche le Grand en Navarre, p. 287. n. — Saints de Languedoc, p. 287 : Gérard, Fulcran, Israël, Gautier, p. 288. — Saints de Languedoïl. p. 289 : Thibaut, Thierry, Fulbert, p. 289, Abbonp.290. — Saintsde Lorraine, p. 291 ; Guibert, les deux Gérard, p. 292 et 293 n , Robert, p. 292, Wazon, p 294. n — Saints de Germanie, p. 294 : la fécondité de leur action est attestée par la reprise de la conquête chrétienne eu Scandinavie [Cnut en Danemark, p. 295 ; Brun et Thurgot en Suède ; Olaf Haraldson le Saint en Norvège, p. 295 et 296. n J, en Slavie, p. 296 [Adalbert en Bohême, p. 297 ; Miécislas, Casimir et Stanislas en Pologne, p. 297 et 298. n. ; Adelward et Gottshalk chez les Wendes, p. 298 et 299. n.], en Hongrie, p. 299 [Piligrim et saint Etienne, p. 300] ; Wolfgang et Ulric, p. 301, Bernard et Gothard de Hildesheim, p. 302, Iléribert et Annon, p. 303. ~ Saints d'Angleterre, p. 304 : Dunstan et ses émules. — Services rendus par tous ces Saints, p. 306 ; persistance de la pensée chrétienne, p. 307 : Fulbert et les Chartains, Gerbert, p. 308. n., Béranger, p. 309. n. ; les compilations canoniques, p. 310. n.
2. La vie catholique persiste de même, p. 308. Le prestige de la papauté persiste, p. 309 : les conciles de Tibur et de Trosly, p 310, Abbon de Fleury, p. 311, le concile de saint Basle, p. 311. n. Les pèlerinages à Rome, p. 312. La recommandation à l'Apôtre, p. 313 ; la liberté romaine, p. 314. — Le prestige de l'épiscopat persiste, p. 315 ; longue et progressive exaltation (et déformation) de l'épiscopat catholique. Les in.slitutions de paix, p. 316 : leur origine, leur épanouisse-
ment ; la guerre ecclésiastique à la guerre seigneuriale, p. 317 ; les mesures d'exécution, p. 317 ; la paix universelle au xi^ s., p. 318. La chevalerie, p. 319. Efforts réformateurs de l'épiscGpat pris eu corps, p. 320. n. : leur orientation: les indulgences, p 321. n. ; l'art roman, p. 321. n. —Le prestige de l'empire, p. 321, est entretenu par la If-gende de Charlemagne, p. 322 et 323 n La restauration de l'empire par les rois saxons, p 323 : Otton le Grand, p. 324 ; Otton III et Silvestre II, p. 325 : l'Eglise ne veut pas mourir, p. 326.
3. (>luni, gage de l'avenir, p. 327. Origine du monastère de Cluni, p. 327, et note {ses premiers abbés . Gomment Cluni réchauffe la vie chrétienne en combattant le nicolaïsme, p. 328, et la simonie, p. 329, en organisant les écoles, en secourant les pauvres ; la légende d'Odilon, p. 330, l'œuvre de Guillaume de Saint-Benigne, p. 330. n. — Comment Cluni réchauffe la vie catholique, p. 331 : les voyages d'Odilon ; l'idée de congrégation et la centralisation clunicienne, riposte catholique à l'émiettement seigneurial, p. 331 et 332. La fête des morts et sa date : commémoration de l'unité de l'Eglise, p 333 Les ennemis de Cluni, p. 333 ; ses appuis, Richard de Saint-Vannes et Poppon de Stavelot. p. 333 n.
La fin de la période franque, p. 334, coïncide avec la fin de l'époque méditerranéenne, p. 335 : l'Eglise, asservie dans l'Orient byzantin, dégradée dans l'Occident barbare. Sauratelle, comme jadis le Christ, sortir du tombeau ?
Additions p. 337
Table des matières p. 341
Imprimerie Bussièke. — Saint-Amand (Cher).
DUFOURCQ, Albert. BQX
Christianisme et les 77
barbares. Le. .D8