‹ Le christianisme et les temps présents (volume 4)Chapitre 5 sur 68 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

I après quoi, comme il arrive toujours, elle a été définitivement élucidée par le Concile du Vatican.

Le Concile de Trente avait été, au xvi? siècle, le concile de la Rédemption , de la Justification et de la Grâce. Le Concile du Vatican a été, au xix% le concile de Y Église. Il a dissipé sur ce point les dernières ombres , même celles qui flottaient dans d'excellents esprits.

C'est à la lumière du Concile du Vatican que nous étudierons la question de l'Église. Nous diviserons notre travail en trois parties.

1° De l'Église considérée en elle-même; sa genèse historique, sa vraie constitution, ses notes divines, son centre/ auguste et tout-puissant, son chef sur le front duquel Dieu a mis deux couronnes : dans l'ordre de l'enseignement, l'infaillibilité; dans l'ordre du gouvernement, la puissance souveraine.

2° L'Église et les Églises; c'est la contre-épreuve de la divinité de l'Église. A côté de la branche verdoyante, les branches sèches; et non seulement sèches, mais malfaisantes; nous le verrons jusqu'à l'évidence , en traitant la belle question des races latines. De leur abaissement apparent et momentané nous tirerons une preuve sans réplique de la vitalité de la seule Église catholique, et de l'irrémédiable mort des Églises.

3° L'Église et la société moderne. Quelles sontP au juste, leurs relations? Est-il vrai que l'Église condamne la société moderne . et ne veuille ni ne puisse

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