PROLOGUE
Depuis que nous avons commencé cette nouvelle Exposition du Christianisme, nous avons déjà fait deux pas importants. Nous avons vu d'abord, dans la lunlière d'une pleine évidence, qu'il faut à l'homme une religion. Recueillis en nous-mêmes, nous avons entendu la raison, la conscience, le cœur, toutes nos facultés nous dire : « Dieu et l'homme sont deux êtres harmoniques; ce sont deux amours qui se cherchent, la religion est le sanctuaire auguste où ils se rencontrent. »
Décidés à chercher Dieu et à le rencontrer, nous nous demandions comment nous devions nous y prendre. « Il faut à l'homme une religion, disions-nous; mais quelle religion? » quand tout à coup nous avons vu apparaître, plein de grâce et de vérité , un homme qui ne ressemblait à aucun autre ; qui eut trois ans à peine de vie publique ; qui n'a pas écrit une ligne; dont toutes les paroles recueillies par ses disciples tiendraient en vingt pages; et qui a jeté sur le monde une telle lumière, qui l'a remué à de telles profondeurs et si divinement régénéré, qu'il est impossible de ne pas avouer qu'il est plus qu'un homme.