Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi
nous, et nous avons vu sa gloire, comme du Fils unique du Père, plein de grâce et de vérité. (S. Iren. contr. Hseres. III, xi. Tertull. advers. Prax. xxix.)
Inutile de multiplier les citations. La preuve est évidente. Tant qu'on se contentait d'établir que les Evangiles n'avaient pas pu être interpolés, que les chrétiens ne l'auraient pas permis, que les hérétiques s'y seraient opposés, qu'il en serait resté des traces, on pouvait prolonger la discussion. Ici, devant ces textes, en présence de cet Evangile, sortant par morceaux, mais vivant et complet, des livres des premiers Pères, quelle lutte était possible? Aussi il n'y en a plus, et nous en aurons la preuve tout à l'heure.