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CHAPITRE PREMIER

D'HOMÈRE AU VIe SIÈCLE. PYTHAGORE.

Depuis que l'esprit humain ne veut plus admettre aucun surnaturel dans les sciences morales non plus que dans les sciences physiques, et que, par conséquent, la naissance et le développement du Christianisme ne sont plus pour lui des miracles, il a l'obligation et le besoin impérieux de les expliquer. Mais toute explication des faits de l'ordre moral est dans l'histoire ; de là l'intérêt qui s'attache aujourd'hui aux recherches sur i. i

les origines historiques de la religion chrétienne. Au premier aspect, il semble que ces origines sont toutes juives. Jésus est un Juif, et vit au milieu des Ju'fs. Paul est un Juif : le livre saint des Juifs est aussi celui des Chrétiens. Le mot même de Chris't n'est que la traduction d'un mot juif, qui n'a pas d'équivaleni dans les langues grecque et latine. La Pàque est le nom d'une fête juive; le repos du septième jour est une pratique juive, etc. Cependant on est tout d'abord averti par d'autres faits de se défier de cette apparence. Jérusalem n'a jamais été même un seul instant une ville chrétienne ; un Père de l'Église (Justin Ap. 53), au second siècle de notre ère, remarquait que c'était parmi les Juifs qu'on trouvait le moins de Chrétiens. C'est dans Antioche que le nom des Chrétiens a pris naissance. Ce que les Chrétiens appellent le Nouveau Testament ne se compose que de livres grecs. C'est à des Grecs que sont écrites les Lettres de Paul ; c'est dans l'Asie grecque que s'élèvent les sept Églises auxquelles l'Apocalypse est adressée. Rome est demeurée la capitale du Christianisme; Carthage, Lyon, Alexandrie, Constantinople, en ont été les grands sièges. Tous les dogmes chrétiens ont été formulés en grec dans des conciles grecs. Ces mots mêmes de dogmes, de myslères;\es symboles, les catécliismes, les noms d>> prêt/re, d'évêque, de diacre, de moine', la théologie elle-même, tout est grec. En un mot, c'est le monde grec qui est devenu le monde chrétien. C'est donc tout d'abord dans le monde grec qu'il faut étudier les origines du Christianisme; et de là le plan de ce travail, qui se divisera

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en deux parties: premièrement, l'histoire des idées morales et religieuses parmi les Grecs et les Romains, en dehors de toute action des Juifs; secondement, l'histoire intérieure delà religion des Juifs eux-mêmes, et celle du grand mouvement appelé l'avènement du Christianisme, qui a fait en apparence d'une secte juive l'Église de tous les peuples civilisés. Il est juste que les Juifs aient eu cet honneur; s'ils n'ont pas fait le Christianisme, ils ont fait la révolution chrétienne. Mais ce n'est pas la foi et la sagesse grecques qui se sont absorbées dans le judaïsme à celte époque; c'est réellement le judaïsme lui-môme qui s'absorbait, en changeant de nom et d'esprit tout ensemble, dans les croyances communes du genre humain. La marche que j'annonce est lente, et elle le paraîtra surtout dans les commencements. Aujourd'hui l'impatience des esprits les porte tout à coup aux temps mêmes de la prédication chrétienne. Us ont peine à s'attarder dans l'étude de cette antiquité grecque sur laquelle il ne semble pas qu'on puisse leur apprendre rien de nouveau. Je n'y prétends pas, en effet, et j'avoue qu'on sait bien sans moi, d'une part, que les religions des anciens étaient des religions , c'est-à-dire qu'elles avaient nécessairement sur les âmes une action semblable, en bien des points, à celle qu'exercent aujourd'hui les nôtres ; et, d'autre part, que les philosophes, Platon, Cicéron , Sénèque, sont remplis des idées que nous appelons chrétiennes, et que tout en était plein autour d'eux. Mais quoiqu'on le sache, il arrivé sans cesse qu'on l'oublie. Ceux qui viennent de lire

avec le plus d'admiration les enseignements philosophiques de l'antiquité ou ses effusions religieuses, sont les mêmes qui répéteront un instant après que le monde a changé du tout au tout à l'avènement du Christianisme, et que ce qu'il ignorait lui a été révélé alors soudainement. Il ne suffit pas de savoir que nous sommes les fils de la sagesse grecque, il faut le sentir, et nous habituer à reconnaître le visage et la voix de notre mère. Des plumes puissantes ont pu concentrer en quelques pages l'impression de cette grande éducation du monde *. Pour moi, je n'espère communiquer cette impression à ceux qui me lisent qu'à la condition de les retenir longtemps avec moi dans le commerce des anciens sages, en suivant pas à pas le chemin que l'humanité a fait sous l'influence de leur parole. Après tout, le temps passé à relire de pareilles œuvres et à ramasser de tels souvenirs, ne sera jamais du temps perdu.

Mais celui qui travaille sur l'histoire du Christianisme ne doit pas s'exagérer l'importance de son sujet. Cette histoire n'est qu'une petite partie de l'histoire générale des religions, et celle-là n'est elle-même qu'une partie de l'histoire de l'homme et y tient moins de place à mesure que le temps marche. Le Christianisme, considéré comme une religion constituée, n'a commencé qu'il y a dix-huit cents ans.

Qu'est-ce que ces dix-huit cents ans, je ne dis pas au prix des vingt à vingt-cinq mille années auxquelles de

1. Je pensais au livre de M. Quinet, le Génie des rclitjions, et à celui de M. Michelet, Bible de l'humanité.

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récents systèmes ont osé étendre le passé de l'humanité, mais en comparaison même des six mille ans que lui donne encore la plus étroite chronologie? Et pendant ce peu que le Christianisme a vécu, dans quelles limites il a été resserré ! D'après les géographes, le nombre des chrétiens de toute secte qui sont au monde ne s'élève qu'à un peu plus de la moitié de celui des hommes appartenant à d'autres religions; brahmanisme et bouddhisme, islamisme, etc. Le passé des religions est court ; plusieurs pensent que leur avenir peut être plus court encore; et qu'un temps viendra où l'histoire des religions en général, et à plus forte raison d'une religion particulière, ne sera que l'étude d'un accident, perdu en quelque sorte dans la suite de la vie du genre humain.

Mais quoi qu'il en soit de l'avenir, l'histoire des religions n'en est pas moins un sujet bien vaste et plein de difficultés. Il est rassurant pour moi de penser que je n'ai à explorer qu'un seul canton de ce champ si étendu. Je ne suis pas obligé de refaire les immenses travaux de nos maîtres sur les religions de l'antiquité. Je n'ai affaire qu'au Christianisme; et le Christianisme ne s'étant produit que dans les deux milieux grec et juif, c'est dans ces milieux aussi que je me tiendrai. El je n'étudierai pas l'hellénisme et le judaïsme pour euxmêmes, mais je chercherai comment la doctrine chrétienne s'est formée, soit directement de l'un et de l'autre, soit de ce qui a été versé dans l'un ou dans l'autre, à des époques diverses, par des courants venus d'ailleurs. Je ne demanderai à l'érudition que ce qui

sera nécessaire à mon objet, et je m'appliquerai à écarter les curiosités et les problèmes non résolus ou même insolubles.

Le Christianisme a deux aspects fort divers. D'une part, il est le juge et l'ennemi des anciennes religi qu'il a condamnées et ruinées; de l'autre, il en est au contraire le continuateur et l'ayant cause ; il a hérité de ce qu'il a tué, malgré le vers du tragique. En d'autres termes, comme on le verra dans tout ce travail, le Christianisme est encore tout plein de paganisme ; et on y verra aussi qu'il y avait dans le paganisme, soit en germe, soit déjà développées, bien des choses dont on fait honneur au Christianisme. Cela parait même à l'origine de la religion des Grecs ou Hellènes.

Il ne subsiste aucun monument de la pensée grecque antérieur h Y Iliade; mais la religion dont Y Iliade témoigne était déjà une vieille religion ; les dieux d'IIonùre sont bien plus anciens qu'Homère. De cette religion primitive, on ne peut affirmer que deux choses : le sentiment religieux, qui en est le fond; et la mythologie, qui en est la forme.

Le scandale de la mythologie est aujourd'hui dissipé. La critique moderne a achevé de mettre en lumière ce que la critique grecque avait vu déjà : que les mythes ne sont que des images qui représentent les forces et les accidents de la nature. Ainsi la 7%êogonie raconte qu'Uranos ouïe Ciel, qui régnait d'abord sur le monde, à mesure que des enfants lui naissaient, les faisait rentrer de force dans le sein de la Terre leur mère. Un jour

il est surpris par Cronos, qui tranche de sa faux l'organe de sa virilité; et de cette dépouille tombée dans la nier naquit Aphrodite, déesse du plaisir et de l'amour. Dans un autre endroit du même poëme, c'est Cronos à son tour qui dévore les enfants qu'il a de Rhéa; puis enfin, vaincu par Zeus, son fils, il est forcé de les rendre à la lumière. Ce sont deux variantes d'une même légende, et elle en a eu d'autres encore; sous toutes ses formes, elle exprime également l'idée d'un premier âge de fécondité aveugle du monde, où il ne pre luit que des ébauches qui meurent en naissant; puis d'un âge meilleur, où les générations capricieuses et stériles font place à la loi heureuse qui assure et perpétue la vie par l'amour. Perséphoné, enlevée par Pluton et passant un tiers de l'année sous la terre, puis rendue à sa mère et à la lumière, c'est la semence enfouie dans le sol, et qui se reproduit dans le blé. Elle est née des amours de Zeus et de la Mère (Déméter ou Cérès), c'està-dire de la terre fécondée par le ciel. Des idées semblables se cachent dans des fables qui ne semblent d'abord que des contes faits à plaisir. Danaé recuit Zeus en pluie d'or : ce nom de Danaé veut dire aride; la terre sèche est fertilisée par la pluie; et cette pluie est d'or, puisqu'elle enrichit. Les Danaïdes , avec leurs vases sans fond, sont une autre expression de la difficulté d'arroser un sol desséché : Danaos était, disait-on, l'inventeur des puits. Mais cet état primitif de l'esprit humain, auquel on ne remontait que par interprétation, il nous est donné maintenant de le toucher de la main, dans des livres plus anciens qu'Homère. Les

études qui ont été faites de notre temps sur les monuments écrit s de l'Inde antique, ont établi qu'il existe une vaste famille 'de langues, comprenant avec celles de l'Inde, de la Grèce et de l'Italie celles des peuples germaniques, et dérivant d'une source commune; et que la langue déposée dans les livres appelés védiques est la plus rapprochée de cette source. C'est donc ces livres, et plus particulièrement l'antique recueil d'hymnes appelé le Rig-Véda, qu'il faut interroger pour y trouver, dans la plus vieille des langues indo-européennes nu aryaques *, la trace des croyances et des idées les plus antiques où nous puissions remonter dans l'histoire morale de la grande race à laquelle nous appartenons.

L'Egypte mise à part (et elle n'appartient pas à la même famille de peuples), le Big-Véda contient en effet, sans contestation, les plus anciens discours humains qui soient au monde. Il y a trente ans qu'il a commencé d'être connu, il y en a vingt qu'il a passé dans notre langue. Il a éclairé d'une manière inattendue les origines de la religion des Grecs. Ceux-ci plaçaient avant Homère, dans leur propre histoire, un âge de poésie religieuse dont on ne produisait aucun monument authentique, et que les modernes ont appelé l'âge orphique, du nom du personnage légendaire d'Orphée. Nous pouvons aujourd'hui nous faire une idée de cet âge orphique par celui de l'Inde, qui subsiste dans le liig- Véda. Et la comparaison nous fait admirablement sentir quel progrès religieux et chrétien est déjà accompli dans Homère.

1. Ainsi nommées de l'Arie ou Arye (province do Hérat), où habitaient les peuples qui parlaient la larftue du Véda.

Non que l'impression que font les hymnes védiques ne soit religieuse ; le ton en est solennel ; le mythe y parait imposant par sa nudité même. On l'y surprend presque à sa naissance, et livrant, pour ainsi dire, son secret. Il se réduit à l'expression vive et figurée du sentiment qu'inspirent à l'homme les forces extérieures et supérieures qui l'enveloppent. Le Feu est un dieu, le Vent est un dieu ; la pluie, un si grand bienfait sur ce sol brûlant, est le lait que donnent les vaches célestes ou les nuées. Si elle manque, c'est qu'un démon malfaisant a dérobé les vaches divines; si elle tombe après un orage, c'est que le dieu du ciel, avec sa foudre, a forcé la caverne du brigand. Pas de légende dans le Rig- Véda qui aille au delà de ces idées ; pas de personnes divines engagées dans des aventures et des passions humaines. La divinité est la nature elle-même, vue par l'imagination. La poésie védique, dans cette simplicité, parait d'abord moins païenne que celle des Grecs.

Mais tandis que l'imagination y est grande, il semble que la raison et la conscience y dorment encore. Il ne s'y trouve pour le sentiment moral qu'une seule chose, qui n'est pas sans doute à mépriser, la religion considérée comme une obligation entre les dieux et les hommes, qui fait que ceux-ci croient pouvoir compter sur ceux-là quand ils se sont acquittés de ce qu'ils leur doivent. Ce n'est là, après tout, que la forme obscure et insuffisante d'une grande idée, celle du droit et de la justice ; mais cette idée n'est pas poussée plus loin dans ces chants. Ils ne parlent jamais de devoir et de vertu ; ils n'ont pas l'air de supposer que les dieux s'intéressent

à ces choses. On n'y voit nulle part ni une leçon de morale, ni un trait de sentiment parti du cœur. Les dixhuit cents pages du Rig- Vèda sont remplies d'une seule pensée, gagner les bienfaits des dieux par des prières et par des offrandes. L'offrande par excellence est le soma; c'est le vin d'un temps qui ne connaissait pas la vigne , une boisson fermentée faite du jus d'une graine. Le soma est le régal des dieux, c'est un nectar ; mais ce sont les hommes qui le leur versent. On le prodigue particulièrement au dieu qui tonne : ce dieu est le roi des dieux (Indra), terrible et bienfaisant tout ensemble. On dit à Indra : Bois notre soma: et si tu es content, toi qui es riche, accorde-nous des vaches. On lui demande des récoltes, des troupeaux, des trésors, des charriots chargés de richesses; la prière rapporte tout cela. On dit aux dieux : Je sais que vous êtes plus généreux que l'amant ou le frère d'une fiancée; je vous offre donc ce soma. On leur fait remarquer que le bien qu'ils feront à celui qui sacrifie tournera à leur avantage, puisque étant plus riche, il sacrifiera d'autant plus.On se les représente comme nécessairement ennemis de l'homme qui ne leur donne rien ou qui donne trop peu, et on leur demande sans façon de transporter à ceux qui les honorent les richesses de ceux qui les négligent. Un de ces chantres sacrés dit encore : Comme on trait la vache pour son lait, ainsi mon chant va traire les dieux. Ou bien : Indra est fait pour servir l'homme, tout comme le cheval. Un autre déclare que son ministère est celui d'un receveur d'impôt, qui fait payer aux dieux ce qu'ils doivent. En invitant Indra à

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boire, on ne ménage pas sa pudeur; on no lui parle que «Je le remplir, de le gonfler de sonia : le soma va lui monter jusque par-dessus la bouche. Aussi il en est ivre, on le lui fait dire à lui-même. Et c'est cette ivresse qui fait sa force; il n'a pas sa vigueur tant qu'il n'a pas bu le soma; c'est sous l'influence de la liqueur divine qu'il fait ses miracles. Je veux citer en entier un de ces hymnes :

« 0 Indra, viens à notre secours, donne-nous de l'or; l'or procure l'opulence, la victoire, la force constante et durable. Avec l'or, et protégés par toi, nous pouvons repousser nos ennemis à pied et à cheval. Protégés par toi, ô Indra, nous prenonsnosarmes,auxquellestudonnes la force de la foudre, et nos ennemis sont vaincus dans le combat. Avec nos héros armés de traits, mais surtout avec ton aide, ô Indra, nous résistons à la foule de nos adversaires. En effet, Indra est grand et supérieur à tout. Combien il surpasse tout, le dieu qui porte la foudre ! Sa force est comme le ciel, elle est immense. Ce n'est pas seulement le guerrier dans la mêlée qu'il favorise ; c'est encore l'homme qui désire un fils, c'est le sage attaché à la prière. Le sein d'Indra, altéré de soma, doit toujours en être rempli : de même la mer est toujours pleine, de même la langue est toujours humectée de salive. C'est ainsi que la prière qu'on lui adresse, grande et sonore, assure à son serviteur des troupeaux de vaches; elle est pour celui-ci comme la branche chargée de fruits. C'est ainsi que ton pouvoir, ô Indra, et ton secours, est acquis au serviteur qui me ressemble. Mais aussi l'hymne et le chant qui plaiseni

«ii Indra doivent être préparés ; le soma doit être versé ' . »

On peut caractériser d'un mot ccîte religion; c'est une religion sacerdotale. Il est vrai qu'au temps du Rig- Véda les castes n'existaient pas, et on était loin encore du brahmanisme; mais la suprématie des prêtres se préparait par l'importance des rites sacrés. Les hymnes parlent de la prière et du soma comme ayant en eux toute vertu. Puisque les dieux ne font rien sans le sacrifice, et que rien ne se fait sans les dieux, ils lui <!■ ivent en quelque sorte leur divinité et leur être, et le monde son existence. Il n'est pas étonnant que le soma lui-même devienne un dieu, et que beaucoup d'hymnes lui soient adressés. Dans les parties plus récentes du Rig-Véda, on trouve un hymne exprès en L'honneur du dévot qui fait des présents aux prêtres; et dans tout ce recueil un grand nombre de pièces célèbrent ces présents avec emphase. On voit dans quelques-uns de ces chants que déjà il s'établissait sur les choses religieuses des traditions, dont les prêtres étaient dépositaires. Enfin la collection générale des hymnes, le Rig- Véda, est devenu livre sacré dans l'Inde, comme VAvesta chez les Perses, comme la Bible chez les Juifs.

J'abandonne ici l'Inde, car l'Inde brahmanique n'est plus de mon sujet; je n'ai cherché dans le Véda que les origines religieuses communes à la fois à l'Inde et à la Grèce. Je reviens aux Grecs et à Homère, et je ne trouve plus ni traditions sacerdotales ni livre saint : la

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