‹ Le Christianisme et ses origines (volume 2)Chapitre 17 sur 43 · Âxtémis ou Diane · texte numérisé non relu

Âxtémis ou Diane

se vante d'amener au secours du devoir, les religions antiques les avaient appelées avant lui, et que c'est elles qui lui ont fourni tous les moyens qu'il emploie.

Et ainsi rien n'est plus faux que ces paroles de Fontenelle : « Aussi voit-on que la religion païenne ne demandait que des cérémonies, et nuls sentiments du cœur. » C'est une de ces légèretés que même les plus sages laissent trop souvent échapper chez nous : ils répètent trop aisément ce qu'ils ont entendu dire à leurs maîtres dans leur enfance; et cela fait du tort à la cause de la vérité, précisément parce que cela vient d'hommes dévoués à cette cause, et qui l'ont d'ailleurs très-bien servie. Avec moins d'esprit critique, Rollin juge mieux, parce qu'il sait mieux.

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