‹ Le Christianisme et ses origines (volume 3)Chapitre 53 sur 107 · Le cliant d'action de grâces qui suivait le repas · texte numérisé non relu

Le cliant d'action de grâces qui suivait le repas

250 LE CnaiSTIANISME ET SES ORIGINES.

cette heure s'éloignât. — Et il disait: « Abba, Père \ par toi tout est possible; écarte de moi ce breuvage; cependantnon ma volonté, mais la tienne. » — Et,s'approchant, il les trouve endormis et dit à Pierre : « Simon, lu dors ; tu n'as pas eu la force de rester éveillé une heure. — Tenez-vous éveillés et priez qu'il vous soit donné de ne pas être exposés à l'épreuve ^. — L'esprit est de bonne volonté, mais la chair est faible. »

— Et, s'en retournant, il fit de nouveau la même prière. — Puis, étant revenu, il les trouva encore endormis; leurs yeux étaient appesantis, et il ne leur venait rien à lui répondre. — Et il revint pour la troisième fois, et leur dit: « Dormez maintenant et vous reposez ; c'est assez ; voici que le Fils de l'homme a été livré aux mains des pécheurs. — Allons, éveillez-vous^; voici que celui qui me livre est proche.

— Et, au moment où il parlait, sur\ient Judas l'Iscariote, l'un des Douze, et avec lui une foule avec des épées et des bâtons, envoyée par les grands -prêtres, les docteurs et les Anciens. — Celui qui le Hvrait leur avait donné un signal, disant: «Celui que je baiserai, c'est lui; saisissez-le et emmenez-le en toute siireté. y> — Et tout de suite il vient à lui et s'approche, disant : « Rabbi, rabbi^, » et il lui appliqua un baiser.

— Ils mirent la main sur lui et le saisirent. — Et un de ceux qui étaient présents frappa l'esclave du grand

1. Aôha est le mot hébreu, que révangéliste, ou peut-être un copiste, traduit immédiatement.

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