‹ Le Christianisme et ses origines (volume 3)Chapitre 74 sur 107 · Comparer Paul, I Cor., ii · texte numérisé non relu

Comparer Paul, I Cor., ii

Luc, cela est dit une fois, en passant; et il n'en est plus parlé : ce n'est qu'une vue qui traverse la pensée, et non une théologie qui s'établit.

Ce commerce intime, d'abord du Christ avec Dieu, puis des Fidèles avec le Christ et avec Dieu tout ensemble, développe un profond sentiment d'amour, non pas plus ardent que celui de Paul, je l'ai dit déjà, mais plus tendre : « Je vous donne un commandement nouveau, c'est de vous aimer les uns les autres : comme je vous ai aimés, ainsi, vous, aimez-vous les uns les autres. C'est en cela que tous connoitront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres (xiii, 34'/. » — « Comme mon Père m'a aimé, ainsi, moi, je vous ai aimés : demeurez dans mon amour (xv, 9). » — « Il n'y a pas de plus grand amour que celui-là, d'abandonner sa vie pour ses amis. C'est NOUS qui êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs; car le serviteur ne sait rien de ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai communiqué (xv, 1 4). » — Et, parlant du temps où ils ne l'auront plus avec eux : « En ce temps-là, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que je prierai mon Père pour vous; car lui-même mon Père vous aime, parce que vous m'avez aimé (xvi, 21). » — « Moi, je suis en eux, et, toi, tu es en moi (il s'adresse cette fois à son Père), afin que l'unité soit consommée en eux, et que le

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