‹ Le christianisme et ses origines (volume 4)Chapitre 5 sur 109 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

Jérusalem, sousies Assyriens ou les Chaldéens, mais par les luttes des Juifs contre les rois de Syrie au second siècle avant notre ère, et par leur affranchissement glorieux sous leurs grands prêtres Simon et Hyrcan. Je ne le crois pas seulement; je me suis appliqué à le prouver. Les arguments que j'ai tirés, soit du caractère général des temps représentés dans ces livres, soit de certains détails particuliers, remplissent une trentaine de pages de mon tome III (180 à 213). On n'a pas daigné les examiner : je n'en suis pas moins persuadé qu'ils doivent frapper quiconque prendra la peine de les suivre, en se reportant au contexte des prophètes.

Quand on est entré une fois dans ces idées, on s'aperçoit assez vite que les livres dont je parlais tout à l'heure, les Psaumes et Daniel, étant postérieurs eux-mêmes aux livres prop hé tiqties, on les met encore trop haut quand on les place au temps des grands Asmonées. On est conduit ainsi à les faire descendre jusqu'à l'époque d'Hérode et des Romains.

On obtient alors une explication facile de ce qui autrement parait extraordinaire, je veux dire l'accent chrétien des prophètes et des psaumes. Si ces livres sont en effet moralement si près du christianisme, c'est qu'en réalité ils en étaient aussi assez près chronologiquement.

Je ne m'arrête donc pas, quant à moi, aux résistances que rencontrent aujourd'hui ces idées. Je suis

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