‹ Le Christianisme et ses origines (volume 5)Chapitre 174 sur 183 · II · texte numérisé non relu

II

477. Les spectacles commençaient ainsi. — II, 529 (6, 62). 47X. Les fuîmes aussi avaient leur part. — II, 531 (6, 65). 491 . L'Europe et l'Asie. — I, 298 (2, 107-8).

— A /a première lueur. — II, 141 (4, 209-10).

Des Apocrypha autres que le Premier des Machabées et le livre de Jésus fils de Sirdch '.

Le Second livre des Machabées se reconnaît comme trèsmoderne, soit aux croyances qui y sont professées sur la résurrection des morts, soit à l'expression d'un monothéisme très-dogmatique (xvn, 37). On y remarque encore ce trait de métaphysique hellénique, que le monde a été créé de rien {il où* ôvtwv, vu, 28) : on ne découvrirait rien de semblable dans toute la Bible. Enfin il y est dit (v, 19), à propos de la profanation du Temple par Antiochos, que le Seigneur n'a pas choisi le peuple pour le Temple, mais le Temple pour le peuple ; que le Temple a pu être frappé avec le peuple quand le peuple a été puni pour ses fautes, mais qu'il se relèvera avec lui. 11 semble qu'on ne doive avoir trouvé de telles paroles qu'après la destruction du Temple 2. Cette date explique que Joseph ne fasse dans son Histoire aucune mention des récits sur Héliodore et sur les sept enfants martyrs, que nous ne connaissons que par ce livre.

Ce qui frappe le plus dans Tobie est la figure que font dans ce roman pieux les anges et les démons. Le livre se termine par une allusion transparente. Tobie est un Juif que les Assyriens ont emmené prisonnier à Ninive ; il meurt à 158 ans, en prédisant à ses enfants que Jérusalem va être détruite et le Temple brûlé; mais que la ville et le Temple renaîtront pour durer à jamais, et que tous les peuples y viendront adorer le Seigneur en renonçant aux idoles ; il leur annonce en môme temps la ruine prochaine de Ninive.

Page 1