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2. Le verset xv, 37 ne me parait nullement contredire cette supposition.
Tobie, son fils, vit à son tour jusqu'à 127 ans ; il a le temps d'apprendre que Ninive a été détruite, « et il se réjouit avant de mourir, à cause de Ninive (xiv, 15) ». Il est clair que l'écrivain est un Juif des derniers temps, qui a vu tomber la ville sainte et son Temple, qui rêve une Jérusalem nouvelle (Xin, 20), et qui se flatte surtout qu'avant de mourir, il aura la joie de voir abîmée la Ninive d'alors, c'est-à-dire Home.
Toute récente qu'est La date de Tobie, l'auteur du livre ne paraît pas croire à la résurrection, ni attendre rien après la mort. On pourrait supposer le contraire en lisant le verset n, 18, de la Vulgate, mais ce verset n'est pas d'ans le grec. En général, la Vulgate de Tobie n'est pas la traduction fidèle du texte : elle le corrige de manière à lui donner un caractère plus édifiant, mais moins original. Ainsi elle supprime ce dernier trait : « Et il se réjouit avant de mourir a cause de Ninive '. »
Judith (ce nom signifie « la Juive ») est encore un roman sans aucune valeur historique. Joseph, qui n'a rien dit du personnage de Tobie, se tait également sur celui de Judith, dont il ne pouvait pas ne pas parler, s'il eût connu cette histoire. On peut conclure que Judith, aussi bien que Tobie, est postérieur à la prise de Jérusalem par Titus. Ce qui est dit au verset m, 8, que le général assyrien prétend exterminer tous les dieux de tous les pays, pour que Nabuchodonosor soit adoré comme dieu par les hommes de toute langue, est une protestation contre l'apothéose des Césars, que Rome imposait au monde -.
J'ai déjà parié des Additions grecques aux livres d'Esthcr et de Daniel. Ces dernières portent probablement leur date dans le verset 1 i du Cantique dans la fournaise, où il est dit