I Macft., i, 16, et Jos., Antiq., XII, v
2. Voir Derenbourg, page 53, note 2. Quand je renvoie simplement à Derenbourg, sans préciser davantage, j'entends toujours Y Essai sur l'histoire de la Palestine, cité plus haut.
dieu manifesté, que Polybe appelait YÊpimane, c'està-dire le Fou l.
Déjà, lorsque le roi, entrant à Jérusalem, avait enlevé une partie des trésors du Temple, il y avait eu du sang versé, sans doute parce qu'il y avait eu des résistances, et les Juifs fidèles furent dans le deuil ; mais ce fut bien pis deux ans après. Antioclios prétendit en finir avec le judaïsme et helléniser Jérusalem. Un receveur d'impôt fut commis à cette besogne : il semble que c'était un Athénien, ou qu'il avait avec lui un Athénien, chargé particulièrement de l'entreprise de la conversion des Juifs (II Mach., vi, 1). L'envoyé du roi surprit Jérusalem, y tua beaucoup de monde, y mit le feu en divers endroits et aux portiques mêmes du Temple, emmena des hommes et des femmes en captivité, et bâtit audessus du Temple une acropole ou acra, où on établit une garnison d'hellénisants, pour tenir en respect les Juifs fidèles. Ceux-ci abandonnèrent Jérusalem, qui se remplit de Gentils 2.
Le Temple alors fut dévasté, et la ville devint toute profane. « Beaucoup de ceux d'Israël se déclarèrent pour le culte du maître, sacrifièrent aux idoles et violèrent le sabbat (I Mach., i. 25). Un édit du roi