Athénée, X, p
2. Les nations, f/oïm. en grec ïQvt\, on latin gentes, ce sont les étrangers ou plutôt les infidèles, ceux qui n'appartiennent pas à Iehova. L'antithèse d'Israël et des gentes n'existe pas véritablement dans les Quatre livres. Quant à l'expression d'hommes des nation*, sOvixoi, yentiles, d'où les Gentils, elle ne se trouve que dans des livres grecs de l'époque romaine et dans le Nouveau Testament.
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proscrivit l'adoration du dieu d'Israël ; plus d'holocaustes à Iehova, plus de fûtes juives; le Temple fut rempli d'images; on y amena le porc immonde; enfin, sur l'autel même de Iehova, on établit ce que le livre de Daniel [\\, 27) appelle « l'abomination du brigand», c'est-à-dire l'idole abominable qu'il adorait. C'était le Zeus d'Olympie, sans doute une copie de la statue de Phidias : on reconnaît là que l'agent du roi est un Athénien l.
La proscription s'étendit à toute la Judée ; la circoncision fut interdite, les livres de la Loi brûlés. Des commissaires portaient de tous côtés les ordres du roi, assistés par des bandes de Juifs déserteurs de la Loi, qui tuaient ceux qui n'obéissaient pas et qui confisquaient leurs biens; on fuyait devant ces envoyés, et on se réfugiait dans les cavernes des montagnes de Judée. On pourrait douter de ces excès, et croire que les Juifs ont exagéré dans leurs livres ce qu'ils ont eu à souffrir ; mais quand on lit ce que Polybe racontait d'Antiochos, on voit bien qu'ils avaient affaire à un esprit dont l'ivresse de la royauté avait détruit l'équilibre, et qui ne se possédait plus 2. C'est alors qu'un
1. II Mach., vi, 2. On a traduit en latin par abominatio un terme hébreu qui signifie un objet impur et souillé, par suite exécré, et qui se dit particulièrement des images des dieux étrangers ou idoles. Si on adopte cette traduction, il parait que Daniel dit littéralement l'abomination du dévastateur ; la traduction grecque a mis : des dévastations ; le Premier des Mackabées, de la dévastation. La Vulgate écrit dans les Machabées : abominandum idolum désolationis ; dans Daniel : abominatio desolationis, d'où en français Texpression mystérieuse : l'abomination de la désolation.