‹ Le Christianisme et ses origines (volume 5)Chapitre 8 sur 183 · PREFACE. IX · texte numérisé non relu

PREFACE. IX

devant ces conjectures, l'aspect général de la Bible est bien changé. On se sent loin des imaginations que Philon et Joseph ont transmises aux Pères de l'Église, et qu'on retrouve dans Balzac, dans Pascal et dans Bossuet.

« Lorsque les Grecs étaient encore des enfants, et que leur éloquence bégayait encore, la sagesse des Hébreux avait atteint la perfection; elle rendait des oracles à toute la terre l. »

« Le livre qui contient cette loi, la première de toutes, est lui-même le plus ancien livre du monde, ceux d'Homère, d'Hérode et des autres n'étant que six ou sept cents ans depuis 2. »

« L'Écriture, c'est-à-dire sans contestation le plus ancien livre qui soit au monde 3. »

Ajoutons cette définition, qu'on lit encore dans la sixième et avant-dernière édition du Dictionnaire de l'Académie (1835), au mot original :

(( Le texte original de la Bible, le texte hébreu qui représente le manuscrit de Moïse (!) 4. »

1. Balzac, Relation a Ménandre, troisième Défense. Il fait allusion au mot du prêtre de Sais dans le Timée (p. 22) : « Vous autres Grecs, vous n'êtes que des enfants. »

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