Derenbourg, p. 330, 395-6. 43G
2. Eusèbe, Hist. ecclés., IV. 8. Cf. Justin, Apologie., 31, etc. Derenbourg, p. 423.
3. Eusèbe, Hist. écoles., IV, 8. Neubauer, p. 103. Le Talmud dit que BarKoziba fut tué, et sa tèti1 portée à l'empereur. Derenbourg, p. 434. — Sur la question de savoir ce que c'est que Bettar, il a
d'après Dion, périrent par le fer; une multitude immense fut consumée par la famine, par les maladies et par le feu. Mais les Romains eux-mêmes furent rudement ('prouvés. Hadrien, en écrivant au sénat, n'osa pas se servir, au début de sa lettre, de la foimule ordinaire : «Bonne santé à vous et vos enfants : nous sommes en bonne santé ici, moi et l'armée 1.»
Jérusalem devint donc la colonie Aelia Capitolina (Àelius était le nomen gentilitium d'Hadrien), et un temple y fut élevé à Jupiter. Le règne de Iehova était fini.
On peut demander àquoiaseni aux Juifs cette résistance désespérée ; on peut plaindre ce qu'on appellera un fanatisme féroce : mais je ne puis m'empêcher de respecter leur obstination; et je ne crois pas d'ailleurs qu'elle ait été aussi stérile qu'il le semble. Le sentiment d'intraitable fidélité à leur dieu qui a soulevé alors les Juifs est le même par lequel ils ont conservé vivant le judaïsme, sinon la Judée. Il est vrai qu'il leur en a coûté cber: il leur a fallu, pour des siècles, cesser de vivre de la vie commune du genre humain, et non-seulement se résigner à toutes sortes de souffrances et d'avanies, mais encore, pour mieux préserver leur indépendance, isoler jus-
paru encore, en 1877, une dissertation en allemand, que je n'ai pu lire (par Lebrecht, Berlin).
1. Dion, lxix, 14. Sans doute en latin : Ego exercitusque valemus. On sait les mots fameux par lesquels se termine le dernier bulletin de la campagne de Russie, du 3 décembre 1812 : « La santé de Sa Majesté n'a jamais été meilleure » [Correspondance de Napoléon, t. XXIV, p. 383). Mais s'il avait eu à employer la formule romaine, « moi et mon armée, » Bonaparte lui-même aurait reculé.
qu'à leur esprit, et l'emmurer dans la prison ténébreuse de leurs Talmuds. Mais à ce prix ils ont duré; ils ont duré, pendant tout le moyen âge, en face de l'Eglise, comme ils avaient fait en face de l'empire romain, également invincibles aux deux plus redoutables tyrannies qui aient jamais pesé sur l'humanité. Et leur vigueur s'est si bien entretenue sous cette éducation du malheur, qu'à mesure que la liberté moderne les fait rentrer dans le concert des peuples, ils y apportent des forces considérables, qui s'annoncent comme devant contrihuer grandement aux progrès de Ta venir l.
1. On ne doit pas oublier, dans un livre de critique, de rappeler que l'exégèse religieuse des temps modernes est sortie principalement de la polémique des rabbins contre la théologie chrétienne :
Éclaircis des rabbins les savantes ténèbres.