Tradaciion de A. Loiselenr-Deilonchamps
resse, éternelle, répandue en tous lieux, immobile, inébranlable, invisible, ineffable, immuable, voilà ses attributs. Puisque tu la sais telle, ne la pleure donc pas ^ >
Tout est donc indifférent : € Voilà deux hommes. Si le premier me casse un bras et que le second nVarrose Tautre bras de santal, je ne penserai pas du bien de celui-ci, du mal de celui-là. Sans amour et sans haine pour la vie ou la mort, je ne ferai jamais rien comme si je voulais vivre ou comme si je voulais mourir. Toutes les choses quelconques pour le bien-être dans la vie, qu*nn homme peut faire, n'auront à mes yeux que la valeur d'un clin d'œil, ou moins ®. »
Encore une fois, les Grecs ne lisaient pas ces paroles, mais ils en recueillaient Timpression dans les discours de ces sages de Tlnde ou dans le spectacle de leur vie ; rien de tout cela sans doute ne se perdait absolument, et quelque chose de ces sentiments et de ces idées entrait, pour ainsi dire, dans la circulation de l'esprit humain. L'action s'en faisait sentir sur certaines âmes, mais quelle était-elle ? J'imagine que, chez les uns, la pensée devenait plus haute et plus large ; cette diversité des opinions humaines, en les éclairant, achevait de les affranchir. D'autres, au lieu de s'éclairer, s'exaltaient davantage , et préparaient les générations dont l'esprit mystique et ascétique de l'Orient devait faire sa proie.
Mais révénement peut-être le plus considérable de