VII, I
— Nous en a conservé environ deux pages. — De Civi' tate Dei, VI, 10.
Page 309. Ne se trouvent bien de s'enfumer. — Sénèque, Lettre xcv, 47.
— Perse nous peint. — Satire v, 179.
— Lucain proteste à son tour. — Livre VUI, 833*
— ' Dans le roman de Pétrone* — Chapitres 63, 48, 38.
Page 310. Enfin dans un ^ivre. — Pline, XXVÏIÏ, 4-5.
— Âla vertu des nombres impairs, etc. — Le tableau des superstitions romaines est Tobjet de la Lettre LU (intitulée, les Superstitieux] dans Rome au siècle d^Auguste de M. Oezobry, au tome II. Il vient de paraître une troisième édition, revue et augmentée (chez Garnier frères), de ce livre devenu classique, auquel tant d'esprits en France doivent ce qu'ils savent de raniiquité romaine, non pas seulement sous Auguste, mais dans une étendue de temps beaucoup plus vaste, une foule de choses demeurant les mêmes pendant plusieurs siècles. Ce livre n'a pas seulement rendu ces études plus faciles, mais il en a répandu le goût et en a fait sentir à tous l'intérêt.
Page 311. L'eooistence des chrétiens, — Pour la Note, voir Suétone, Vie de Claude , 25.
— Avaient fait, sans le Christ, du m^nde ancien. — Je ne puis m'empècher d'inviter dès à présent mes lecteurs à relire les Entretiens d*Épictète^ recueillis par Arrien. La dernière traduction de ce livre est celle de M. Gourdaveaux, 18G2 (chez Didier). Épictèle y est traduit très-spirituellement, et le traducteur, dans une vive et intéressante Préface, s'est montré en complète sympathie avec son auteur, à qui il ne reproche guères que de n'avoir pas sur rimmortalité de l'Ame les idées chrétiennes.
Page 313. Les dieux que nous. — De Civitate dei^ XIX, 3.
Pour la note, voir le de Anima, 37.
Page 317. Vera progenies, — De Providentia^ 1.
— Jusqu'à être impeccable, — Lettre cxx, 10.
— A clouer ses bras sur une croix. — Cité par Lactance, VI, 17.
— Placidus et lenis. — Lettre cxx, 13.
— iVo/i aliter quam in tenebris lumen, — Ibidem
— Peregrinusetproperans. — Ibidem^ i%.
— Portant Dieu en lui, — Lettre xli, 1.
— En deuil du genre humain. — Lucain, II, 378.
— Mourir pour tous, — Ibidem^ 312.
Pai;e 319. Le salut du monde. — Gicéron, de Finibus^ II, 35 (et Tusculanes, I, 14). On entrevoit les mômes idées dans V Hkreules furens de Sénèquc ; mais elles sont surtout
développées dans une tragédie de date incertaine qui se trouve à la suite de celles de Sénèque, Hercules cetœus. Voir particulièrement les vers 1471 et suivants, et 1702. Page 320. Une jurisprudence nouvelle, — Cicéron, de Fini' 6ftô, I, 4, et les Institutiones de Justînien, II, i, 37.
— Une véritable rénovation. — Pomponius, de Origine Juris.
— Son intraitable indépendance. — Tacite, Annales, m, 76.
— Exprimé par Cicéron, — De Officiis^ III, 17.
— Sous Claude il fut décidé. — Suélone, Vie de Claude^ 25.
Page 321. Une magistrature. — Sénèque, de Beneficiis,
— C^ est le même Néron. — Suétone, Vie de Néron, 12. Page 327. Horace a dit. — Épîtres, H, i, 156.
Page 328. Parce quHl restait les judaXsants. — Guerre de Judée, II, xviii, 2.
— A la connaissance des femmes, — Ibidem^ II, XX, 2.
— Pompcnia Grœcina. — Tacite, Annales^ XV; 32.
— Car^ dit Joseph. — Antiquités, XX, viii, 11, et Vie de Joseph, 3.
Page 329. Pour faire tomber,dit Tacite. — Annales, XV, 44.
Page 331. Qu*Eratosthène avait désavoué. — Cité par Strabon, I, p. 66. — J'ai parlé dans ma Préface du livre de Proudhon; j'en veux détacher en finissant un ou deux passages :
Tome I»», page 128 : « Produit fatal du polythéisme, Pempire, tout le monde en convient, accéléra la dissolution d'autant mieux qu'il chercha son appui dans la restauration des idées religieuses La situation réclamait
un remède qui, dépassant la mythologie et la politique, s'adressant à la conscience du genre humain, saisirait le mal dans sa source. La philosophie se présenta la première... Stoïciens, pythagoriciens et cyniques furent les vrais précurseurs du Christ (a). »
(a) il aurait fallu dire, du Christianisme, ou, des Chrétiens*
Même tome, page 430 : «Ce qui caractérise les Stoïcicns,c' est qu'ils prêchent sans cesse la probité, la frugalité, Tempirc sur soimême, les bonnes œuvres, Vhumanité^ la philanthropie, et, malgré leur dureté, plus apparente que réelle, la miséricorde. Ce sont eux qui ont fait entrer dans la langue vulgaire ces mots sacramentels, reçus de Tanliquité, et que le christianisme revendique aujourd'hui comms son idée propre. »
Note additionnelle sur la page 41. — Dans ces quelques pages sur rOrient, je n'ai pas pnrlé de la Chine, parce que le monde grec parait avoir ignoré profondément la pensée des Chinois et n*en avoir reçu aucune ioflucnce. Cependant, à voir le livre de morale que M. Stanislas Julien a traduit et qu'il rapporte à Lao-Tseu et au sixième siècle avant notre ère, il semble que si les Grecs avaient abordé les Chinois au môme temps où ils se sont trouvés en présence des Indiens, ils n'auraient pas été moins frappés de la sagesse des uns que de celle des autres, et qu'ils y auraient aussi reconnu les aspirations de leurs propres sages. Ce livre, d'une égale élévation morale et poétique, est tout rempli du mépris du corps, de la vie, de raction; de Tindifférence à regard des objets et des hommes; de cette espèce d*égolsme qui met le moi au-dessous de tout le reste pour qu'il soit en effet au-dessus. Il ne reconnaît d'autre distinction dans les choses que celle du bien et du mal ; il condamne les passions, il professe l'horreur de la guerre ; il proclame la folie de la sagesse, etc. Voyez LaO' seuTao teklng^ le Livre de la Voie et de la Vertu, traduit par Stanislas Julien, Paris, Imprimerie royale» 1842.
NOTES SUPPLEMENTAIRES
Page 13 (en note). — La belle épigramme de Léonidas, — Il est bon d'avertir que Sainte-Beuve la donne d'après le texte du recueil de Planude, adopté aussi par M. Dehèque
dans sa traduction de V Anthologie. Dans le recueil de Géphalas, dont celui de Planude n'est qu'un extrait', après le sixième vers» qui finit sur ces mots, plus triste que Vodieuse mort, suivent dix vers des plus obscurs. La dernière phrase, Dérohe-toi.,,, qui forme deux vers, est donnée dans Géphalas comme un Epigramma distinct, appartenant d'ailleurs au môme poète. Voyez, dans la collection des auteurs grecs de M. Didot, l'édition de VAnthologie donnée par D&bner et ses notes sur cette pièce à la page 475 du tome I«' (a).
Page 37. Après avoir rappelé que Mégasthène a dit que les peuples de Tlnde ne connaissaient pas récriture, j'ajoutais: fc Cette erreur vient sans doute... etc. » On a demandé s'il est bien sûr que ce soit une erreur, et si on ne peut pas admettre que les poèmes religieux se conservaient dans rinde par la seule mémoire et sans le secours de récriture, comme César Ta dit de ceux des Gaulois (Guerre des Gaules, YI, 14). Ce n'est pas d'ailleurs que le passage de Mégasthène ait en lui-même une grande importance : il n'y est pas parlé de poèmes ni de récits sacrés, il y est dit seulement que les peuples de l'Inde, qu'on représente comme vivant d'une vie simple et innocente, ne connaissent que de petits vols, et que ces vols sont jugés d'après des lois non écrites ; car ils ne savent pas écrire et ne recourent en toutes choses qu'à la mémoire. Un pareil témoignage, qui ne s'applique peutêtre qu'à quelques populations à demi sauvages, ne parait pas avoir beaucoup d'autorité.
Page 56. Platon chassait Homère de sa république : les vrais Romains eussent volontiers chassé Platon de la leur, — Cicéron disait, ou plutôt sans doute il faisait dire à
(a) Le tome second de cette édition n'a paru qu'en 1872 ; on peut dire qn'il est doublement posthume. La mort de Dilbner en avaitit^ mtenrompu l'impression, et celui qui s'était chargé de revoir et d'achever le travail d« Dûbner, et qui s'est si bien acquitté de cette tâche. Octave Delzons. est mort, le 6 janvier 1873, à la vdlle de la publication.
un de ses personnage^ dans le dialogue de la RépuhliqiKi « Pour moi, je le renvoie où lai-nème renvoie Homère quand il le chasse de la ville qu'il se bâlit, en le chargant de parfums et de couronnes. » %nins, au mot fingere, page 308 de Mercier.
Page 60. Rome fit de tout temps ehes elle la police des religions. — Cicéron, Lots, II, 8 ; Tite-Live, XXXIX, 16. Voir le livre de M. Bouchë-Leclercq, les Pontifes de V ancienne Rome^ 1871« livre IV, chapitre 3 (intitulé, la Religion et VÉtat),
Page 95. Il est donc permis de dire à la fois, et que les anciens ont su bien des choses^ et que la science leur a manque'. — M. Babinet avait dit déjà : c C'est que la Grèce et l'antiquité ont tout dit, mais qu'elles n'ont rien démontré. i> Cité par M. Martha, le Poëms de Lucrèce^ page 322.
Page 171. Point d'indécence^ point de libertinage dans son Olympe, Je n'ai parié que de Virgile; mais il en était déjà de même , à ce qu'il semble, des dieux d'Ënnius :
Respondit Juno Satornia saneta deanun.
Et ailleurs,
Optima cœlicolam Saturnia magna dearam.
Page 177, On disputait encorCj vers le temps de Cicéron^ étant abordé en droit que Vusufruit d'un wnimaX comprend la propriété de la portée, s'il en était de même de la portée d*une femme esclave^ etc. — Voir les textes cités page 35.1. Les raisons données par les jurisconsultes romains, étaient celles-ci : « Il est absurde que l'homme soit compté comme firuit, quand tous les fruits n'ont été faits par lai nature que pour l'homme. » {Instit, II, I,. 37, et Digeste, XXII, i, 28). — Le produit d'une femme esclave ne peut être un fruit, parce qu'il n'arrive guère qu'on acquière des femmes esclaves pour les faire produire {Digeste, V, m, 2f7). — Je m'en tiens à la pensée générale qni se montre ici sous des formes diverses» sans ra'arrôter à l'objection de M. Accarias (Précis du Droit romain, 1872, page 605, note 1^.
Page 180, Quiconque était mécontent ou inquiet demandait à l'astrologie des espérances. — On faisait encore la même chose en France, ou à peu près, vers la fin da règne de Louis XIV. Voyez ce que Saint-Simon raconte < du duc d'Orléans, depuis régent, à Tannée 1706 (tome V des Mémoires, pages 209-212, dans l'édition de M. Chéruel).
Page 266. J'ai ici, à l'occasion du mot salut, une rectification à faire (voir aussi tome I«s page xvni). Je crois toujours que dans le langage de la dévotion, dans les sermons par exemple, le mot salut est pris souvent au sens des philosophes, et probablement d'après eux (la sanlé de Tâme, la guérison); mais souvent aussi, et toujours dans le Nouveau Testament, comme me Ta justement objecté un critique (a), le mot salut est pris dans un sens tout autre, et signifie la délivrance, le rachat ; c'est alors une idée biblique. Voir Luc, I, 71, etc.
Page 330. D*être Vinterprète de ce quiHl appelle la conscience de l'humanité. J'ai fait comme tout le monde en francisant ainsi Texprcssion célèbre de Tacite, conscientiam generis humani {Agric, 2); mais il faut avouer que cette traduction n'est pas tout à fait exacte. Tacite veut dire que le genre humain tout en lier avait la conscience de ces attentats des empereurs qu'on croyait effacer de l'histoire en brûlant les livres : Scilicet illo igné vocem popult romani et libertatem senatus et conscientiam generis humani aboleri arbitrahantur. Il parle du témoignage que les hommes pouvaient rendre de ce qu'avait été la tyrannie, et non du sentiment moral par lequel ils la jugeaient et la condamnaient. Mais il n'y a pas loin de celui-là à celui-ci, et on comprend que le mot conscientia ait facilement passé de l'un de ces sens â l'autre*
(a) M. G.-J. Monro, dans un article du journal anglais The Aca* demy (du l» octobre 1872), article plein d'observations excellentes» dont j'ai t&ché de profiter.