‹ Le Christianisme experimentalChapitre 31 sur 163 · UNIVERSALITÉ DU PROGRÈS · texte numérisé non relu

UNIVERSALITÉ DU PROGRÈS

La liberté, dans tous les mondes, est la même ; elle n'est jamais, pour toute créature, que la puissance d'employer ses facultés, de diriger ses tendances.

La vérité, objectif de la force intelligente, est la même dans tous les mondes ; elle est ce que Dieu pense ; ce qui occupe sa pensée doit occuper celle de ses créatures, selon la portée de leur intelligence.

La sainteté, objectif de la force morale, est la même dans tous les mondes ; elle est ce que Dieu veut ; ce qui satisfait sa volonté doit satisfaire celle de ses créatures, selon la portée de leur moralité.

L'amour, partout, est le même; il consiste toujours dans l'accord des natures et l'intérêt pris à l'avantage d'autrui.

Le bonheur, partout, est le même; c'est toujours l'intérêt bien entendu, le développement légitime des forces, l'accomplissement régulier et normal de la destinée.

La religion, partout, est la même, puisque Dieu, objectif de la religion, est le même pour toutes ses créatures ; puisque toutes, nécessairement, tendent vers l'être infini qui est un et immuable.

Comme Dieu pour la création entière n'avait qu'un modèle, lui-même, il n'avait qu'un but, l'approximation de luimême. Toutes les créatures ont clone à parcourir la même voie d'imitation. L'imitation de Dieu, voilà le devoir universel ; le progrès vers Dieu est le progrès unique 55.

Page 1