LA RAISON, DEUXIÈME LIMITE DE L'INSPIRATION
adhère sans en requérir, et si sur réflexion elle en recherche, elle ne s'abuse point sur leur inutilité ; elle sent que ces preuves sont objets de lu? e et qu'elle a fait une œuvre surérogatoire 26.
La révélation, ainsi que la religion entière, ne pouvait être ni douteuse ni évidente : douteuse, c'eût été trop peu; évidente, c'eût été trop ; il fallait qu'elle fût certaine, rien de plus ni de moins 27.
L'inspiration a dû, pour première limite, s'arrêter bien au delà du doute et bien en deçà de l'évidence, sous peine de manquer son but.