‹ Le christianisme primitifChapitre 4 sur 77 · KI · texte numérisé non relu

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à eux, aux Grecs et auxRomains, ainsi qu'aux Juifs de la Dispersion ; le Christianisme pénètre avec eux dans le monde antique, si profondément travaillé par la liévolution Religieuse. Ce développement géographique de l'Église provoque un mouvement doctrinal de l'Évangile : discuté par les Païens et les Juifs, rÉvangile révèle son originalité intime ; en s'opposant à eux, il se définit pour la première fois.

Ce travail de distinction et de définition est donc une œuvre collective à laquelle collaborent tous les dépositaires directs de renseignement de Jésus. Mais c'est aussi, il semble bien, Topuvre d un homme, de Saul de Tarse, saint Paul. On sait d'ailleurs 'qu'il a, plus qu'aucun autre, concouru à la propagation de l'Évangile : l'Apôtre des « Gentils » par excellence, c'est lui.

Qui lit saint Paul pour la première fois se heurte à un

sions de l'école hollandaise non plus que des théories de l'école de Tubingen. l'our les Hollandais [I.oman: Qusesliones paulinae, 1882-1886, dans le Theologïsch Tijdsclirift; \ an Manen : Paiilus, 1890; Voltcr : Die Komposilion der paulin. llauptbriefe, 1890], toutes les cpltres de Paul sont apocryphes et datent du second siècle. Pour Baur et ses disciples [Holsten]. les quatre grandes épltres seules sont authentiques. — Nous pensons avec le plus grand nombre des historiens que, sur les 14 épîtres canoniques de saint Paul, l'épître aux Hébreux, seule, n'a pas été écrite par lui ; et que, dans quelques autres [telles, les Pastorales]. Ihypothèse d'interpolations ou de transpositions partielles mérite d'être examinée avec soin.

« Voir tome II, 22^223.

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