CHAPITRE VI SAINT I R É N É E
Comment la personne et lœuvre d'Irénée dominent l'histoire chrétienne depuis le début du second siècle jusqu'au début du troisième.
I. La vie el la pensée chrétiennes au second siècle. — Le christianisme achève de se sépare;* du judaïsme, p. li'J ; avances d'Hadrien aux Juifs, p. 150. n., ébranlement de certaines Eglises: Tépltre de Barnabe raffermit leur foi, p. 151. n. Revirement de la politique d'Hadrien : la guerre de Bar Kochéba. Reconstitution de l'Lglise d'Israël au second siècle autour de Tibériade, p. loi. n. : le patriarche et le sanhédrin : Gamaliel II et Juda le Saint. Evolution de l'Église judéo-chrétienne, p. 152 : son évangile, ses polémiques contre l'Église catholique. Evolution du gnosticisme juif. p. 153. n. : les Ebionites Esséniens et leurs « livres des prédications de Pierre »; les Ebionites Elcésa'ites et leur livre d'Elkasa'i. — Le Néo-Hellénisme tâche d'utiliser l'Evangile, p. 151; organisation du gnosticisme chrétien ; ses doctrines fondamentales, p. 154; Simon de Samarie, p. 154. n. ; Basilide d'Alexandrie, p. 155. n.; Valentin de Rome, p. 155. n. ; autres églises gnostiques. p. 156. n. La littérature gnostique. p. 157. n. ; les écrits théologiques, et les livres pseudo-historiques ; l'origine des symboles gnostiques, p. 158. n. Marcion, p. 158, et ses rapports avec le gnosticisme. La défense catholique : l'obéissance à l'épiscopat, p. 160, et la disparition de la hiérarchie itinérante.
La vie chrétienne au second siècle, p. 161 : l'épître à Diognète et la lettre aux Philippiens de saint Polycarpe, p. 162. La pureté des mœurs, l'encratisme. p. 163. L'amour des pauvres et des faibles : la Doctrine des Douze, p. J63 ; Hermas, p. 164. n. : Clément d'Alexandrie, p. 164. n. Le baptême, p. 165 : infusion ou immersion ; la préparation au baptême et l'origine du symbole des Apôtres, p. 165. n. L'Eucharistie, p. 166 : l'assemblée liturgique d'après Justin, p. 167; la croyance à la présence réelle, p. 167-168. n. Les autres rites
chrétiens et leur valeur, p. 168. n. Constitution probable de la messe chrétienne, p. 16'J. n. Rapports des liturgies catholiques, païennes, gnostiques, p. 170. n. La fête de Pâques, p. 169, et sa date hésitante. Importance du problème de la pénitence, p. 171 : l'apocalypse d'Hermas, p. 172 : analyse, p. 173. n.; origine du texte, p. 173. n.; il incline vers l'indulgence, p. 173; valeur morale des œuvres. — La pensée chrétienne : les Apologistes, p. 173. Saint Justin, p. 175 : son histoire, p. 176: sa doctrine, p. 178: Dieu, p. 180; le monde, p. 181 ; l'homme, p. 182; la Rédemption, p. 182. Conciliation delà raison et de la révélation, p. 183. Les Apologistes secondaires, p. 177. n.)
M. Saitil Irénée. — Son rùle, p. 184; comment il se distingue des Apologistes, p. 185. Comment son effort s'appuie sur la foi des églises, p. 185; sur l'effort théologique des Gnostiques, p. 183; sur les exigences de Tàme païenne, p. 186. Le traité de « la démonstration de l'enseignement des apôtres»; découverte et analyse de ce texte, p. 187. n. Origine et vie d'Irénée, p. 187 : Asie. Rome, les Gaules. Le traité de « la fausse science démasquée et refutée », p. 190. n. — La méthode d'Irénée, p. 192 ; le mystère, petitesse de notre science ; la Bible, p. 194; la tradition hiérarchique, p. 194 : les Eglises apostoliques, l'Eglise romaine et sa prééminence suprême. Le Dieu-homme Jésus, p. I'j6 : Dieu et ses « mains » ; éternité du Verbe, p. 198 et sa génération humaine dans le temps.: Eve et Marie, Adam et Jésus. L'homme-dieu et la théorie de la déification, p. 200: réalité de la liberté humaine, nécessité de la grâce divine, p. 201 ; la résurrection de la chair prouvée par le réalisme eucharistique, p. 202.
III. La crise chrétienne. — L'influence d'Irénée, p. 204 : saint Hippolyte, son caractère, sa vie, ses écrits, p. 204 et note. Tertullien, son caractère, sa vie, ses écrits, p. 207 et note ; les papes Eleuthère, Victor, Zéphyrin et Calliste, p. 209 : leur caractère. La divinité de Jésus, niée par les deux Théodote, p. 210, affirmée par Victor. La personnalité et l'humanité de Jésus niées par Noetos, Praxeas et Sabeilius. p. 211; Dieu est-il un, ou Jésus est-il Dieu? p.212;la théologie «monarchienne » contre la théologie du S>rbe. Hippolyte et Tertullien atlaquentles Monarcbiens, p. 213, défendent la divinité de Jésus et la Trinité de Dieu; leurs exagérations, p. 214: polémiques contre Calliste, p. 210, n. et p. 214. n. CaUiste, devenu
pape, p. 215, condamne Sabellius comme hérétique; Hippolyte fonde une Eglise schismatique.
Progrès de l'organisation ecclésiastique, p. 213. Progrès de Punité catholique, p. 216 : la controverse pascale au temps de Victor, p. 217 : son attitude et celle de Calliste; les premiers conciles, p. 218. — Fixation du canon biblique, p. 218; la tentative de Marcion, p. 219; les textes flottants, p. 220. n. ; le canon de Muratori, p. 220 et note. — Progrès de la discipline, p. 220 ; les « Canons ecclésiastiques des saints Apôtres », p. 220 et note ; la « Didascalic catholique », p. 221 et note ; les « Canons d'Hippolyte », p. 221 et note; le célibat ecclésiastique, p. 221. n; l'arcane, p. 222, n; Pévolution de l'art chrétien, p. 222. n.; l'adoucissement de la pénitence, p. 223 et note ; persistance de la ferveur chrétienne attestée par les inscriptions iPectorius. Abercius), p. 225, note. — Naissance de la propriété corporative ecclésiastique, p. 226; « le cimetière » (de Calliste), p. 227. — L'Église chrétienne et l'empire romain, p. 228; on découvre l'Église : Celse. Lucien, a l'Apologétique » de TertuUien, p. 229; l'œuvre philosophique de Clément d'Alexandrie, p. 230 et note, et de Bardesane, p. 232, n. Les hésitations de l'empire romain, p. 232 : en somme, il protège les chrétiens contre la foule qui les hait. La question juridique, difficultés du problème, p. 234, n. Les martyrs du second siècle, p. 234-235.
La réaction montaniste : sa signification, p. 236. Son histoire, p. 237. Son échec, p. 239.
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