‹ Le ci-devant noble, comédie en trois actes, en proseChapitre 13 sur 32 · LE COMTE, CONSTANCE. ERASTE · texte numérisé non relu

LE COMTE, CONSTANCE. ERASTE

Constance volant dans Us bras du Comte.

Çj mon unique appui ! il semble que je sorte dq.. MOibeiiu. . . • Depui» huit années , je n'ai pas eu ,

dans la vie , un plus bel instant ah! mon

otïdè! • .

Ma nièce.

G-aNSTÀN C £.

Qu'il Tntst dotix -de me sentir dans vos bfôs. • 4 Voici enfin un jour heureux. . . et qui me contolc^ Une partie de ma première jeunesse a coulé près de vous sans peines et sans chagrins. . . . Depuis , wut â change , et danfs mon ihfbrïunc , je n'ai jamais: ifsè pxotibnctt Votée nditi devant mon père—

L E Co M T E.

^ ;.Quoi ! tu n as pu rien ga^ei surson caur» • • ;; toi ?.. . '•. ^

GONSTANCK.

Hélas ! je n'ai pas même eu le courage de tomber i ses gcnotrx. C'eât éh vain que' mes regards tremblans interrogent les siens , que je cherche à Tat* tttiéiAt; iï m'oppose toujours un front sévère ; sa voix m'effraye , ci je crois^ yqîr n main toujours prête à me repousser; c'en est trop je succombe.

. Le C o m t e.

Le chef-d'œuvre de la raison , ma nièce r est ^ ^ivrc avec ceux qui n'eii ont point. .... Je viens p0ur terminer vos peines , s il m'est possible.

• ; % ii A i it i.

^^J^èûs conhoissei mci sentîiûéns , môtisîetifî Vous daignez leà' àpptduvcr ; voilà mon bien, mon trésor, ma félidtè: ja«îai« iicii hé m'a plus inté-* ressé dans le ipofade ;Je rie crains plus que de tiètré pas asscÈ digne pour Tûibtcniri

C o N S t A N c E ;. i Érasie^

Et tii'ol, je n'ai J^tn^î*. cru devoir vous dîssi-* muler , ihonsieur , que je suis sensible à cette ten-

•dTéà^e ; i^iiÇ* toùS Ws feiiiyftèfes Âé Féstitrie et de l\oïmëiétër 'Vt^iàdté qA' s'àrtnôiîcef'cômîné la vôtfe, ne tard« pcîint ^à/ fiiite partager ses sentiifiens. . . S'il m'est .permis d'être à vous, ma maîtl

"^ûivfâle rfôndé mon coe'ur*; mais v6'us connoissc:^ les obstacles sans nombre^ * . .

* Je ïes s'urmdntefàf. . * vôàs ihc difîgcfeî, je né 'fêfaî point dSc fausses démarches'. . . . . , Je n"*osoid

oaDor^vôus avouer ce qûéjc séiitoîs ,^ parce qud

* j*àiftiôîs véritablement , et ^uî aime véritable-* *îficrit, çfâîrit de dcplaîrc. .• .". aujourd'hui j'oserai

tout. r. . * . . ^ . - . .

EspthWÏS' / ifi?8 aifiîs , cspcrônsi

Ma raison vous adore ; c'est vous dire que Ji

( 36 ) n^'aurai jamais d'autre fcnune q;ue Vous ; j'éprouvç déjà la récompense de la vertu , dans le sentiment d'admiration que vous m'inspirez.

Constance.

J'aurai besoin de la plus grande fermeté ; mon père , (^ue ne puis-je en douter! ) mon père veut me livrer au marquis.

Il ne pouvoit manquer ce nouvel attentat! QuoiL il porteroit jusques-là Tabus de son autorité ?

EraSte.

Si vous répousiez. .... hélas ! .je n'y pourrois survivre \

Le Comte.

Mes amis ! je m'opposerai à sa tyrannie de tout mon pouvoir. .\ mais , prenons toujours les me« . sures les plus sages , et évitons Téclat. . . . Venez » mon cher Eraste ; aussi bien ne tardera-t-il pas à rentrer ; or, nVyons pas Tair de nous être ren« contrés» ni sur-tout dVvoir parlé ensemble.

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