L E B A R ON
Ecoute : j'imagine un moyen^ . . il est des noms vacans et absolument décédés , qui ont une grande similitude avec des nora»^ ccîèbrcs. . . • . avec dc^
Gpûgle
( 9^ ) noms tels que les nôtres.. . il aura une noblciic grcflfée ; il pourra s'enter sur une nolcssc ancienne, {â demi -voix.) un généalogiste lui fera une race qui se fondra dans la tienne, (i/^r/.) Diable! îl faudroît rendre le portefeuille. ..'( Aûî//. ) Ne rc* fuse point Eraste ; je t'apprends qu il poursuit un g;uidon et qu'il l'obtiendra.
Constance,
Et quand j'y consentîroîs ; tout cela , avec le
guidon , ne s'obtient pas sans argent . . toujours
,çe vil argent : ce mot me révolte. . . non , non,
la pauvretp Qoblc, rindigcuce et des armoiries ii-
réprochables. . •
Le Baron, 4 parL Elle y tient; : donnons moitié r car il faudroît restituer le tout, {haut.) Ecoute , ma fille, j admire rélévation'de tes sentimens ; mais comme il €st tcms que notre maison paroisse avec quelque éclat , je te donnerai pour dot quatre-vitigt miRc* francs comptant , qui serviront à ton époux pour acheter son guidon.
Constance* Mais , mon père. . . songez. . «
Les apparences seront sauvées » il *n en fout pas
davantage ; et puis , quel mal cela fait-il à tous CCS morts qui ne sont plus ? Il passera pour des* cendre du Geoffroy de notre famille; personne n'ira le lui dire : tu penses bien que je représente aussi pour mes ayeux , et quand je suis content-^ tu dois l'être.
GONSTANCB.
Allons t j'irtimolé <îonc deux quartiers. Fermer les yeux, ô mfcs illustres ancêtres! et patdbnnez4 Le cdsur le plus jaloux de la pureté originelle de «on sang, cède souvent malgré lui aux circonstances et à l'ascendant de ce siècle malheureux , où se perd, hélas! le blason.
Le Baron, avec exclamation.
Ainsi j'ai fait en épousant ta mère ! . . .