‹ Le ci-devant noble, comédie en trois actes, en proseChapitre 29 sur 32 · LE BARON, CONSTANCE, ERASTE, LE COMTE · texte numérisé non relu

LE BARON, CONSTANCE, ERASTE, LE COMTE

Le Gqmte , dans le fond du théâtre, à Eraste. Voyons l'issue. .. .

, E R A s T E, J ai sa parole.

Le Bakon, cCun air triomphante

ApproAcz , mon bcau-frcrc ; vous mWcz toujours mal connu , vous m'avez peint Comme un homme difficile à vivre. Je le suis , parce que je me connois en mérite et en vertu. Voici, monsieur, un bon gentilhomme qui m\ demande ma fille , et me la demande noblement ; enfin, d'une manière qui m'a plu ; ccst à lui que je la donne ; j'y ajoute ce qu'il ne m'a point demandé , quatre* vingt mille francs comptant , parce que je sais qu il poursuit un guidon. . * .

E * A s T E , 4 part.

Je ne conçois pas. ...

Le Comte, â part.

Dans* qticUc surprise me jette f . . .*

C ON s T A N c E , d voix hassâ»

Paix ! j ai 6u , par un heureux stratagème , rat^ traper cette somme ; c^est toujours la moitié de soustrait. ...

Le B a k o n.

Vous avez toujours cru , mon beau-frefe ,^quc je tenois à largent ; je suis bien aise de vous en désabuser en présence de monsieur.

Le Comte, à part.

Âh ! ceci est impayable.

Àp^prcnéz à îtié coiihoîtrc ; ' vous vbyez ce q^c je! fais ; suîs-jc un bon pcrç^?

♦ LeComte.

J admîrc en effet.

Le' Baron.

Je n'ai pas eu besoin d*entendre vos soliîcîlations plaintives ; jc'hfc^mesui^ point fait prier; et j'ai toujours agi avec cette impul^^ij jyrQn^pjté' et généreuse dans toutes les jetions de ma vie. ,. . Quand .vous lui aurez fait autant de bien que je lai en ;fai», alors. ; ..;*

, L^ C OMTE, à part.

Il a le/frpnt. . * {haut^) J'applaudis fort à pctte union. ^ » .:

Le Bar on.

Que vous* applaudissiez où que vous n'applaudissiez pas / elle se fera toujours.

Mais , je ne dis pas , monsieur. . .

Quel avantage lui faites -vous, voyons ? Vous prodiguez' les conseils : oh ! cela ne vous coûte ri^n.. . . Us seront époux 9 parce que je le veu^ et

{ §6 î ^ tion patte que ceU vous j>la!t. Qtiattd voui; Met biehfaiteur comme je4e suis , vous pourrez parler alors.

Le ColctCé

i Aussi » je rat tais.

L £ B A R o ir.

Ce n^est pas assez* « . ^

Eh ! quoi donc?

LsËAaôK.

Persuadez»vous que la générosité de nds actiotiS répond toujours au dégfé de noblesse que noua possédons» {Prchanî Érasit par la fnàin*) Allons, iâx)4 getldre , allons ! tidut chasseront le saDgIîer pour le repas de nôces« . •

CoNStANCE t saisissant ta main de u>n oncU apù auendrissement tt ruonnoissance , ti cùtimâ peinie de ce quelle vient Jt entendre.

Ah ! mon onde f

Le CoUt I. ^ bas Au lieu de me fachet, cela m a diveni4 . «

£ R A s T £ , revenant sur la scène.

. J ai une grâce à vous demander , monsieur*

Constance

( &7 ) Constance.

Ne nous refusez pas , mon père , . . . . je voui Bupplic.

Le Baron.

Quoi ? ( à part. ) Ce retour m'intrigue. . . Que Veulent-ils ? un présent?

Dans ce jour, signalez votre clémence ; la clémence est le plus bel attribut de la souveraineté ; vous réunissez le droit et le pouvoir de punir; faites-le céder à la commisération. ...

Le B a r o m.

Eh ! de quoi , de quoi s'agit-il ? . . ^ vite.

Constance.

Délivrez ce malheureux brâconier , père de û% enfans , que vous avez fait descendre dans les pri^ sons de votre château. . . que votre pitié. . .

* La pitié envers ces drôles4à est foiblcssc : pourquoi vouloir désartner ma justice seigneuriale? C'est enhaTdir les coupables ; faut-il souffrir Tim-. punité de pareils attentats? . . . Tuer mes lièvres! Est-ce que le droit de la chasse, c'est4-dite lordrc public , ne requiert pas la rigueur ! . . . Qui distinguera donc nous autres grands seigneurs?

CONSTANCC.

II est 51 beau de faire grâce ! . . .

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