‹ Le Cid; a tragedy;Chapitre 23 sur 120 · ACTE IL SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE IL SCÈNE VI

Et vous obéirait s'il avait moins de ' 1ir/rf4^M</ fi^ ' é*

Commandez que son bras, nourri dans les alarmes,

sgo Répare cette injure Lia Bointe des armes; Il satisfera,, sire ; et, vienne qui voudra, Attendant qu'il l'ait su, voici qui répondra.

D. Fernand.

Vous perdez le respect : mais je pardonne à l'âge, . ju Et j'excuse J'ardeur en un jeune «ouragd à jfjjAJ tr^y

595 Un roi dont la prii( : ci e meilleurs 'objets ,£wU

Est meilleur ménager, du sanjr de ses sujets : . Je veille pour lèsmiens, hle^on'c^les conservent, ' ' Comme le chef a soin des membres qui le servent. Ainsi votre raison n'est pas raison pour moi ;

600 Vous parlez en soldat, je dois a^îren roi ;

Et quoi qu'on veuille dire, et quoi qu'il ose croire,

Le comte à m'obéir ne peut perdre sa gloire* ^LjC^

D'ailleurs, l'affront me touche ; il a f^^1 d'honneur

Celui que de mon fils j'ai fait le g^uyern^r^*-*/ /^^

605 S'attaquer à mçnjchoix, c'est se prendre am$i-même,

Et faire un attentat s'urwpouvoir suprême. -\/Li4M^

N'en parlons plus. Au reste, on a vu dix vaisseaux v De nos vieux ennemis arborer les drapeaux ; Vers la bouche du fleuve ils ont osé paraître. :t

^ -^J^L^/v^. D' Arias' *

610 Les Maures- unfc-appris par force à vous connaître,

Et, tant de fois vaincus, ils ont perdu le cœur

De se plus hasarder contre un si grand vainqueur. D, Fernand.

Ils ne verront jamais sans quelauejaloniie^

Mon sceptre, en o*epf$a'eux, régiFrAndatousie ; 615 Et ce pays si beau, qu'ils ont trop p'ôsse'dé,

Avec un œil d'envie est toujours regardé.

C'est l'unique raison qui m'a fait dans Séville

Placer, depuis dix ans, le trône de Castille,

Pour les voir de plus près, et d'un ordre plus prompttil> 620 Renverser aussitôt ce qu'ils entreprendront.,^*!^

Ils savent aux dépensi de leurs plus dignes têtes

Combien votre présfence assure vos conquêtes ;

Vous n'avez rien à craindre.

D. Ferna?id.

/t^l .W*4*0OjU/^ rien à négliger. ^/ 1

Le trop de confiance vattire le danger; 625 Et vous n'ignorez pas qu'avec fort peu de peine

Un flïïxge pfërne rja&UUSQ^ijji-k8 amène.\p^M/^ "

Toutefois J'aurai^ tort de je^F^fàns les cœurs,

L'avis étant mal sûr, de paniques terreurs.

L'effroi que produirait cette alarme inutile, 630 Dans la nuit qui survient, troublerait trop la ville :

Faites doubler la garde aux murs et sur le port ;

C'est assez pour ce soir.

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