‹ Le Cid; a tragedy;Chapitre 22 sur 120 · D. FERNAND, D. ARIAS, D, SANCHE, D. ALONSE · texte numérisé non relu

D. FERNAND, D. ARIAS, D, SANCHE, D. ALONSE

D. Fer?iand.

Le comte est donc si vain et si peu raisonnable ! Ose-t-il croire encor son crime pardonnable ?

Je l'ai de votre part longtemps entretenu ;t' 560 J'ai fait mon pouvoir, sire, et n'ai rien obtenu.

D. Fernand.

Justes cieux ! ainsi donc un sujej: téméraire A si peu de respect et de soin de me plaire ! Il offense don Diègue, et méprisé vson roi ! Au milieu de ma cour il me donne la loi ! 565 Qu'il soit brave guerri£rr qu'il soit grand capitaine, Je saurai bien rabatir^ une humeur si hautaine ; Fût-il la valeur même et le dieu des combats, L >« . - -#r Il verra ce que c'est que de n'obéir pas. *f Quoi qu'ait pu mériter une telle insolence 5 70 Je l'ai voulu d'abord traiter sans violence ;

Mais, puisqtrÏT en abuse, allez dès aujourd'hui, Soit qu'il résiste, ou non, vous assurer de lui,

'^himkhentre.) D. Sanche.

Peut-être un peu de temps le rendrait moins rebelle ; On l'a pris tout bbuiU^tseJicor de sa querelle. 575 Sire, dans la chaleur d'un premier mouvement,, >t/^ Un cœur si généreux se rend malaisément. J. • Il voit bien qu'il a toit; mais une âme si haute N'est pas sitôt réduite à confesser sa faute.

#1 tvrCfD. Ferna?id. *

Don Sanche, taisez- vous,s et .soyez averti 580 Qu'on se rend criminel à^*rra«^§OMpar^Vjg D. Saule. '''M

J'obéis, et me tais : mais de grâce enqfor, sire. Deux mots en sa défense.

D. Fernand.

Et que pourrez-vous dire ?

D. Sanche.

Qu'une âme accoutumée aux grandes actions Ne se peut abaisser à des soumissions : \\ 585 Elle n'en conçoit point qui s'expliquent sans honte. Et c'est à ce mot seuLqu'a résisté le comte. Il trouve en son devoir un peu trop de rigueur,

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