‹ Le Cid: (D'après G. de Castro & Corneille) Opéra en quatre actes et dixChapitre 16 sur 46 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LE ROI) religîeasement en forme de consécration.

Que monseigneur saint Jacque et que Dieu notre sire Vous aient pour chevalier et daignent vous conduire!

Pendant qae le chœur répète ces paroles, le roi donne l'accolade à Rodrigoe.

GHIHÈNE, à part.

Ce vœu, Seigneur, tu l'entendras.

RODRIGUE, Pépée à la main.

noble lame étincelante

Pure comme un regard d'enfant,

Combats, gardienne vigilante

Et fais rhonneur seul triomphant!

Pendant les injustes querelles

Reste immobile à mon côté,

Mais sois de flamme, prends des ailes

Pour l'Espagne et sa liberté!

Se tournant veis la statue de saint Jacques.

À saint Jacques de Compostelle

Chevalier, j'ai voué ma foi; Il me verra toujours à sa cause fidèle, Quand je l'invoquerai, qu'il regarde vers moi

Dans une sorte d*extase.

Puis, là-haut dans l'espace Une vision passe...

Elle semble venir des mondes infinis.

Après un regard à Ghimène.

Ange ou femme, mes jours à tes jours sont unis; Avec ce fier regard, avec ce doux sourire.

Tu ne saurais jamais conduire Qu'aux chemins glorieux ou qu'aux sentiers bénis I

CHIHÈNE, à part.

Serment de tendresse éternelle Je t'accepte et n'ai plus d'effroi !

LE ROT, à Rodrigue.

Va, mon bon chevalier, va dans notre chapelle Bénir celui qui fait les vaillants comme toi!

Tout le monde entre dans l*églîse, sauf le roi, Don Diègue, e comte et ses amis.

DON DIÈGUE

|0 mon roi, Soyez aussi béni 1

LE ROI

Non! ma reconnaissance Ne s*est pas acquittée! Il faut un gouverneur

A rhéritier de ma puissance :

C'est toi que j*ai jugé digne de cet honneur!

TOUS

Lui!

LE COMTE

Sire! ahl qui me vaut cette injure suprême?

LE ROI, avec hauteur.

S'attaquer à mon choix c'est se prendre à moi-même!

Il entre dans le palais. — comte demeure atterré.

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