ACTE PREMIER il
DON DIÈGUE, amicalement.
A l'honneur qu'il me fait ajoutez-en un autre; Vous n*avez qa*une fille, et moi je n*ai qu'un fils, Joignons d'un nœud sacré ma maison à la vôtre!
LE COMTE, ironiquement.
A dé plus hauts partis
Ce beau fils doit prétendre!
DON DIÈGUE, se contenant.
Vous montrez un courroux que je ne puis comprendre 1 Doit-on pas ce respect au pouvoir absolu De n'examiner rien quand le roi Ta voulu.
LE COMTE
Parlons-en mieux!... Le roi fait honneur à votre âge I
DON DIÈGUE
Le roi, quand il en fait, le mesure au courage !...
LE COMTE
Et par là cet honneur n'était dû qu'à mon bras!
DON DIÈGUE, hors de lai.
Qui n'a pu l'obtenir ne le méritait pas!
LE COMTE, de même.
Ne le méritait pas! Moi!
DON DIÈGUE
Vous !
LE COMTE
Ton impudence, Téméraire vieillard, aura sa récompense!
II le frappe an yisage. ^
DON DIÈGUEy tirant son épée.
Achève et prends ma vie après un tel affront, Le premier dont ma race ait vu rougir son front !
Us engagent le fer. — Le comte le désarme et sort ; Don Diègue tombe accahlé sar an siège de pierre au-dessous de la statue de saint Jacques.
LES AMIS DU COMTE, avec raillerie, à Don Diègue.
S'il VOUS plaît au disciple auguste Conter votre histoire, seigneur, Qu'elle s'arrête à l'heure juste Où Ton vous fit son gouverneur !...
Ils sortent.