SCÈNE III Les Mêmes, DON DIÈGUE, RODRIGUE
DON DIÈGUE, qui a para sur les dernières paroles de Chimène, s'avançant la main posée sur Tépaule de Rodrigue.
Il a vengé le sien I
Mouvement général de la foule.
TOfUS) divers groupes.
Honneur à lui I... Malheur à lui !... Justice!. . Grâce I...
— Punissez tant d'audace I
— Pardonnez sa valeur 1
— Honneur à lui 1 — Sur lui malheur !...
LE ROI, d'un geste, impose silence à la foule et à ses seigneurs, puis se tournant vers Don Diègue.
Vous, Don Diègue, parlez 1
DON DIÈGUE
Qu'on est digne d'envie Lorsqu'en perdant la force on perd aussi la vie .... Je me vois aujourd'hui, pour avoir trop vécu Recevoir un affront et demeurer vaincu, Moi dont les longs travaux ont acquis tant de gloire ! Moi I... que jadis, partout, a suivi la victoire !... . Rodrigue est mon fils, Sire !... Un fils digne de moi. Digne de son pays et digne de son roi !
Si Ghimène se plaint qu'il a tué son père.
Il ne l'eût jamais fait si je l'eusse pu faire ! Immolez donc celui que les ans vont ravir Et conservez pour vous le bras qui peut servir !
Satisfaites Ghimène,
Je consens à ma peine,
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Et loin de murmurer d'un rigoureux décret, Mourant sans déshonneur, je mourrai sans regret.
CHIMÈNE, avec énergie.
Sire ! Mon père est mort ! Et j'attends votre arrêt.