‹ Le Cid-HoraceChapitre 127 sur 224 · ACTE V. SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V. SCÈNE II

Libres dans nos malheurs, puisque le ciel l'ordonne, Le don de notre foi ne dépend de personne. S 2 "jô L'hymen n'est point toujours entouré de flambeaux.

Aux portes de Trézène, et parmi ces tombeaux, Des princes de ma race antiques sépultures, Est un temple sacré formidable aux parjures.

C'est là que les mortels n'osent jurer en vain : * * "* -S Le perfide y reçoit un châtiment soudain ; Et craignant d'y trouver la mort inévitable, Le mensonge n'a point de frein plus redoutable. Là, si vous m'en croyez, d'un amour éternel Nous irons confirmer le serment solennel ;/ i/w i> Nous prendrons à témoin le dieu qu'on y révère; Nous le prîrons tous deux de nous servir de père. Des dieux les plus sacrés j'attesterai le nom. Et la chaste Diane, et l'auguste Junon, Et tous les Dieux enfin, témoins de mes tendresses, Garantiront la foi de mes saintes promesses.

ARICIE

Le Roi vient. Fuyez, Prince, et partez promptement. Four cacher mon départ, je demeure un moment. Allez ; et laissez-moi quelque fidèle guide, Qui conduise vers vous ma démarche timide.

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