‹ Le Cid-HoraceChapitre 162 sur 224 · DOR1NS · texte numérisé non relu

DOR1NS

Parlons çans.nous fâcher, monsieur, je vous supplie»

Vous moquez-vous des gens d'avoir fait ce complot t

Votre fille n'est point l'affaire d'un bigot :

Il a d'autres emplois auxquels il faut qu'il pense*

Et puis, que voua apporte une telle alliance T ;

À quel sujet aller, avec tout votre bien,

Choisir un gendre gueux?...

ORGON

. Taisez-vous. S'il n'a rien, Sachez que c'est par là qu'il faut qu'on le révère. Sa misère est sans doute une honnête misère; Au-dessus des grandeurs elle doit l'élever, Puisque enfin de son bien il s'est laissé priver Par son trop peu de soin des choses temporelles, Et sa puissante attache aux choses éternelles. Mais mon secours pourra lui donner les moyens j

De sortir d'embarras, et rentrer dans ses biens : Ce sont fiefs qu'à bon titre au pays on renomme; . Et, tel que l'on le voit, il est bien gentilhomme.

DORINE

Oui , c'est lui qui le dit ; et cette vanité f

Monsieur , ne sied pas bien avec la piété.

Qui d'une sainte vie embrasse l'innocence , .

Ne doit point tant prôner son nom et sa naissance ;

Et l'humble procédé de la dévotion

Souffre mal les éclats de cette ambition. ,

A quoi bon cet orgueil ?«.. Mais ce discours vous blesse:

Parlons de sa personne» et laissons sa noblesse. ;

Ferez- vous possesseur, sans quelque peu d'ennui, '

D'une fille comme elle un hosupe comme lui? • *

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