‹ Le Cid-HoraceChapitre 163 sur 224 · ACTE H, SCÈNE. II · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE. II

Et ne devez-vous pas songer aux bienséances 9 Et de cette union prévoir les conséquences? • -A

Sachez que d'une fille on risque la vertu , Lorsque dans son hymen son goût est combattu ; Que le dessein d'y vivre en honnête personne Dépend des qualités du mari qu'on lui donne; Et que ceux dont partout on montre au doigt le front • • Font leurs femmes souvent ce qu'on voit qu'elles sont* Il est bien difficile enfin d'être fidèle A de certains maris faits d'un certain modèle; *

Et qui donne à sa fille un homme qu'elle hait, Est responsable au ciel des fautes qu'elle fait. Songez à quels périls votre dessein vous livre. ; • ORGON.

Je vous dis qu'il me faut apprendre d'elle à vivre I

DORINE

Vous n'en feriez que mieux de suivre mes leçons.

Ne nous amusons point , ma fille , à ces chansons ;

Je sais ce qu'il vous faut, et je suis votre père.

J'avois donné pour vous ma parole à Valère :

Mais , outre qu'à jouer on dit qu'il est enclin , ; , • ^

Je le soupçonne encor d'être un peu libertin ;

Je ne remarque point qu'il hante les églises. . ;

DORINE. ..'.•

Voulez-vous qu'il y coure à vos heures précises , Gomme ceux qui n'y vont que pour être aperçus? ■.

ORGON

Je ne demande pas votre avis là-dessus.

Enfin avec le ciel l'autre est le mieux du monde, • : '.'

Et c'est une richesse à nulle autre seconde.

Cet hymen de tous biens comblera Vos désirs.

Il sera tout confit en douceurs et plaisirs.

Ensemble Vous vivrez, dans vos ardeurs fidèles, •• ! :! .

Comme deux vrais enfants , comme deux tourterelles :

A nul fftcheux débat jamais tous n'en viendrez; * '

Et vous ferez de lui tout ce que vous voudrez. - • ,'

Î4 .' UC TARTtWB-

DORIOT. : 7

file? Elle n'en fera qu'un sot, je vous assure, , ,\t

^ Ouais 1 quel discours!

DORINX. >

Jedisqu'il enarencolure* Et que son ascendant, monsieur, l'emportera ; Sur toute la verte que votce fille aura.

. ORGON. i ;,:•. !<

Cessez de m'interromprez et songes à tous taire, . -.:» A Sans mettre votwf nez où vous n'avez que faireô ; ( > .

DORINE. . ... : i ' :

Je n'en parie» monsieur, que pour totre intérêt ,> t . ;

ORGO».

C'est prendre trop de soin; t&isez-vous, «!i| voys^^îfcr Si Tonne vous aimoiL... ... ..

ORGOW. ' '

• Je ne' veux pas qu'on m'aima.

■ DORHtB. " : '» ';

El je veux vous aimer, monsieur, kualgr é vous-même.; orgow. - T " ' f{ ' '• ■■'»••-.'?.

Ah!

Votre honneur m'est cher, el je -ne puis souffrir 1 * •> Qu'aux brocards d'un chacun véus alliez vous offrir.

ORGON* ' vo'. .■■:'/

Vous ne vous.tairei point ! » ^ '. » » ;•■' ,:.uO

DORIltth

fi'est une conscience <>!• f.

Que de vtas laisser faire utia; telle alliance. .. i- . , 1

ORGOW» . . ••, -, ;

Te tairas-tu, serpent, dont les traits effrontés t.*. , ;. : ) nomifsu .£

Ah I vous êtes dévot , et vous vous emportez l ■

■ ?.' ORGCN. • \k\hJ

Oui, ma- bile s'éebai£Be à toutes ces fadaia^s, ,..-., à Et tout rételftmwt jejjew.qiœ Au feiwùs*^: a** id

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