‹ Le Cid-HoraceChapitre 166 sur 224 · ACTE H f SCÈNE Ujl. 2ff · texte numérisé non relu

ACTE H f SCÈNE Ujl. 2ff

Tort de tous détourner d'uqe IfiUfi alliance.

Quelle raison aurois-je à combattre vos vœoxj '■ *

Le parti de soi-même est. fort avantageux.

Monsieur Tartuffe ! oh 1 oh î n'est-ce rien qu'on propose?

Certes , monsieur Tartuffe, . à bie» prendre la chose t

N'est pas yn bornée , non, qui ^ ma^pto dupifld ,* "' -

Et ce n'est pas peu d'heur que dîôtre sa moitié.

Tout le monde déjàlè "gloire le couronne;

Il est noble chez lui, bien.feit de sa personne;

Il a l'oreille rouge et le teint bien fleuri :

Vous vivrez trop contente avec un tel miri.

MARIAUB.

Mon Dieu!...

DOROTE.

Quelle allégresse aurez-vous dans votre &me,, Quand d'un époux si beau veas vous verrez la femme l ;

MÀRIANE.

Ah 1 cesse, je te prie , un semblable discours;

Et contre cet. hymen ouvre-moi du secours.

C'en est fait, je me rends, et suis prête à tout faire.

DORINE

Non , il faut qu'une fille obéisse à son père ,

Voulût-on lui donner un singe pour époux.

Votre qort est fort beau : de quoi vous plaignez-vous

Vous ire* par le coche en sa petite ville ,

Qu'en oncles et cousins vous trouverez fertile ,

Et vous vous plairez fort à les entretenir.

D'abord chez le beau monde on vous fera venir.

Vous irez visiter, pour votre bienvenue,

Madame la bailiive et madame l'élue ,

Qui d'un siège pliant vpus feront honorer.

Là, dans le carnaval , vous pourrez espérer

Le bal et lagnmd'bande, à savoir, deux musettes.

Et parfois Fagotin et les marionnettes ;

Si pourtant votre époux....

#àmanh. '

Ah I tu me fais mourir.

De tes conseils plutôt songe à me secourir.

80 LE TÀRTUFFK.

Je rais votre servante.

MARIANE

Y Hé I Donne, d« grâce..-

DORINE

H frai, peur tons puir, que cette affaire passe.'

MARIAKE.

Ma pauvre fille!

DORIlft»

Non.

MARIANE

Si mes vœux déclarés..».

DORINE

Point Tartuffe est totre homme, et tous en tûterex,

MARIANE

Tu sais qu'à toi toujours je me suis confiée : Fais-moi....

Non , tous serez , ma foi, tartuffiée.

MARIANE

Hé bien 1 puisque mon sort ne sauroit t'émouvoir, Laisse-moi désonnais toute à mon désespoir :

C'est de lui que mon cœur empruntera de l'aide; Et je sais de mes maux l'infaillible remède.

(Mariant veut Ve» dit r.) DORINE.

Hé ! là, là, revenez. Je quitte mon courroui. U faut, nonobstant tout* avoir pitié de vous,

MARIANE

Vois-tu, si Ton m'expose à ce cruel martyre^ Je te le dis, Dorine, il faudra que j'expire.

DORINE

Ne vous tourmentez point. On peut adroitement Empêcher.... Mais voici Yalère, votre amant.

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