‹ Le Cid-HoraceChapitre 168 sur 224 · MAMANS · texte numérisé non relu

MAMANS

Tant mieux.:

VALÈRE* revenant encore.

Vous me voyez, c'est pour toute ma vie.

MARIANE

A la bonne heure.

VALÈRE, se retournant lorsqu'il est prêt à sortir* Euh?

JtARIANE. *

Quoi?

VALÈRE

Ne m appelez-vous pas?

MARIANE

Mw! Vous rêvez.

VALÈRE

Hé bien ! je poursuis donc mes pas* Adieu, madame.

(11 s'en va lentement)

Adieu, monsieur*

ÀÇTB il, SCÈNK 17. J5

DORINE, jk Mariane.

Pour moi, je penèo " Que tous perdez l'esprit par cette extravagance ; Et Je TOUS ai laissés tout du long quereller, Pour voir où tout cela pourroit enfin aller.

Holà I seigneur Vaière.

(Elle arrête Vaière par le bras.) Y4LÈRE , feignant de résister,

Jlé! que veux- tu, Dorinet

DORINE

Venez ici,

VALÈRE

Non , non , le dépit me domine.

Ne me détourne point de ce qu'elle a voulu.

DORINE

Arrêtez.

VALÈRE

Non, vois- tu, c'est un point résolu.

DORINE

Ah!

MARI ANE, à part.

H souffre à me voir, ma présence le chasse; Et je ferai Bien mieux de lui quitter la place.

DORINE, qui itant Vaière et courant après Mariane.

A l'autre t Où courez-vous?

MARIANE

Laisse.

DORINE

B faut revenir.

MARIANE

Non, non, Dorine; en vain tu veux me retenir.

VALÈRE , à part.

Je vois bien que ma vue est pour elle un supplice ; Et, sans doute, il vaut mieux qu,e je l'en affranchisse»

DORINE, quittant Marîane, et courant après Vaière, Encor! Diantre soit fait de vous, si je le veux. Cessez ce badiuage; et venez ça tous deux.

(Elle prend Vaière et Marîane par la main, et les ramène.)

J6 LE f AKTDFFE.

VALÈRfc , à tftàst*

Mais quel est ton dessein?

MARI ANE, à Donne. - 7 i'O

Qu'est-ce que tu veu fenpft?

Vous bien remettre ensemble, et vous tirer d'afiàiieul.ii

(AValère.) Êtes-vous fou d'avoir mi pareil démêlé T

VALÈRE

N'as-tu pas entendu comme elle m'a parlé?

DORINE, à Manane. * ' :l v

Êtes-vous folle, vous, de vous être emportée?

MARIANE

N'as-tu pas vu la chose, et comme il m'a traitée? ] dorinb.

(AValère.) < --A

Sottise des deux parts. Elle n'a d'autre soin Que de se conserver h vous, j'en suis témoin. I

(A Mariane.) Il n'aime que vous seule, et n'a point d'autre envia : •■•.•'* Que d'être votre époux; j'en réponds sur ma vie.

MARIANE, à Valère.

Pourquoi donc me donner un semblable conseil? m .'.l

VALÈRE, à Mariane.

Pourquoi m'en.demander sur un sujet pareil ? - ï*

DORINE

Vous êtes fous tous deux. Çà, la main l'un et l'autre.

(A Valère.) Allons , vousi

VALÈRE, en donnait sa main à Donne.

A quoi bon ma main?

DORINE, à Mariane.

Ahçàîlavétre ' MARIANE , en donnant aussi sa main. « ••

De quoi sert tout cela?

DORINE

Mon Dieu! vite, avancez.

Vous vous aimez tous deux plus que vous ne pense*.

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