MAMANS
Tant mieux.:
VALÈRE* revenant encore.
Vous me voyez, c'est pour toute ma vie.
MARIANE
A la bonne heure.
VALÈRE, se retournant lorsqu'il est prêt à sortir* Euh?
JtARIANE. *
Quoi?
VALÈRE
Ne m appelez-vous pas?
MARIANE
Mw! Vous rêvez.
VALÈRE
Hé bien ! je poursuis donc mes pas* Adieu, madame.
(11 s'en va lentement)
Adieu, monsieur*
ÀÇTB il, SCÈNK 17. J5
DORINE, jk Mariane.
Pour moi, je penèo " Que tous perdez l'esprit par cette extravagance ; Et Je TOUS ai laissés tout du long quereller, Pour voir où tout cela pourroit enfin aller.
Holà I seigneur Vaière.
(Elle arrête Vaière par le bras.) Y4LÈRE , feignant de résister,
Jlé! que veux- tu, Dorinet
DORINE
Venez ici,
VALÈRE
Non , non , le dépit me domine.
Ne me détourne point de ce qu'elle a voulu.
DORINE
Arrêtez.
VALÈRE
Non, vois- tu, c'est un point résolu.
DORINE
Ah!
MARI ANE, à part.
H souffre à me voir, ma présence le chasse; Et je ferai Bien mieux de lui quitter la place.
DORINE, qui itant Vaière et courant après Mariane.
A l'autre t Où courez-vous?
MARIANE
Laisse.
DORINE
B faut revenir.
MARIANE
Non, non, Dorine; en vain tu veux me retenir.
VALÈRE , à part.
Je vois bien que ma vue est pour elle un supplice ; Et, sans doute, il vaut mieux qu,e je l'en affranchisse»
DORINE, quittant Marîane, et courant après Vaière, Encor! Diantre soit fait de vous, si je le veux. Cessez ce badiuage; et venez ça tous deux.
(Elle prend Vaière et Marîane par la main, et les ramène.)
J6 LE f AKTDFFE.
VALÈRfc , à tftàst*
Mais quel est ton dessein?
MARI ANE, à Donne. - 7 i'O
Qu'est-ce que tu veu fenpft?
Vous bien remettre ensemble, et vous tirer d'afiàiieul.ii
(AValère.) Êtes-vous fou d'avoir mi pareil démêlé T
VALÈRE
N'as-tu pas entendu comme elle m'a parlé?
DORINE, à Manane. * ' :l v
Êtes-vous folle, vous, de vous être emportée?
MARIANE
N'as-tu pas vu la chose, et comme il m'a traitée? ] dorinb.
(AValère.) < --A
Sottise des deux parts. Elle n'a d'autre soin Que de se conserver h vous, j'en suis témoin. I
(A Mariane.) Il n'aime que vous seule, et n'a point d'autre envia : •■•.•'* Que d'être votre époux; j'en réponds sur ma vie.
MARIANE, à Valère.
Pourquoi donc me donner un semblable conseil? m .'.l
VALÈRE, à Mariane.
Pourquoi m'en.demander sur un sujet pareil ? - ï*
DORINE
Vous êtes fous tous deux. Çà, la main l'un et l'autre.
(A Valère.) Allons , vousi
VALÈRE, en donnait sa main à Donne.
A quoi bon ma main?
DORINE, à Mariane.
Ahçàîlavétre ' MARIANE , en donnant aussi sa main. « ••
De quoi sert tout cela?
DORINE
Mon Dieu! vite, avancez.
Vous vous aimez tous deux plus que vous ne pense*.