‹ Le Cid-HoraceChapitre 180 sur 224 · SCÈNE VIL — ORGON, TARTUFFE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL — ORGON, TARTUFFE

ORGON

Offenser de la aorte une sainte personnel

ciel! pardonne-lui comme je lui pardonne!

fàOrgon.) Si vona pouviei savoir arec quel déplaisir Je voia qu'envers mon frère on tâche à me noircir.. ••

ORGON

Hélas!

Le seul penser de cette ingratitude Fait souffrir à mon âme un supplice si rude.... L'horreur que j'en conçois.... J'ai le cœur si serré Que je ne puis parler, et crois que j'en mourrai.

ORGON , courant tout en tonnes à la porte par où il a chassé son fils.

Coquin! je me repens que ma main t'ait tait grâce,

Et ne t'ait pas d'abord assommé sur la place.

(A Tartuffe.)

Remettez- vous, mon frère, et ne vous fâchez pas.

Rompons , rompons le cours de ces fâcheux débats. Je regarde céans quels grands troubles j'apporte, Et crois qu'il est besoin, mon frère, que j'en sorte.

ORGON

Gomment! roua moquez-vous?

On m'y hait, et je voi Qu'on cherche à vous donner des soupçons de ma foi

ORGON

Qu'importe! Voyez-vous que mon cœur les écoute?

On ne manquera pas de poursuivre, sans doute; Et ces mêmes rapports qu'ici vous rejetez Peut-être une autre fois seront-ils écoutés.

ORGON

Non, mon frère , jamais.

52 LE TÀRTOFFB.

e Àh t mon frère , mm femub Aisément d'un mari pent bien surprendre l'âme.

ORGON. ■' i - •

Non, non.

Laissez-moi vite, en m'éloignant d'ici, -■» .

Leur ôter tout sujeft de m aùaquer àiife£ ' ' tm^'g » ;8

■ .:" ' orgoh. ...--• ^ »£ Non, vous demeurerez; il y- va de tas vie.

TARTUFFE. I •' m -

Hé bien I il faudra donc que je me mortifie. , Y Pourtant, si vous vouliez....

ORGON

Ah!

tartuffe;

SoTt :n>n {irions ptas. '' Mais je sais comme il faut en user là-dessus. L'honneur esi délicat, et l'amitié m'engage ' l A prévenir les -bruits et les sujets d'ombrage. Je fuiiai votre épouse, et vous ne me yerrez.... ' \ r

ORGON. ' ' M

Non, en dépit de tous vous» la fréquenterez. , r

Faire enrager le monde est ma plus grande joie ; Et je veux tju'à toute heure avec e.ie ou' votfs voie. Ce n'est pas tout encor : pour es mieux braver tous. Je ne veux point avoir d'autre héritier que vous; . Et je vais, de ce pas, en fort bonne manière, V^ :

Vous faire de mon bien donation entière. A \

Un bon et franc ami, que pour gendre je prends, ♦ v ^ M'est bien plus cher que fils , que femme ei que paréns.^ N'accepterez-vous pas ce que je vous propose? ... . . * ',\

La volonté du ciel soit faite en toute chose l ,,

ORGON

Le pauvre hommel Allons vite en dresser un écrit : » ,. Et que puisse l'envie en crever de dépit l

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