ACTE IV, SCÈNE V
De vouloir sans quartier les choses qu'on, demande»
Et d'abuser ainsi, par vos efforts pressans,
Du foible que pour vous vous voyez qu'ont les gens?
Mais si d'un œil bénin vous voyez mes hommages. Pourquoi m'en refuser d'assurés témoignages?
KLMIRE.
Mais comment consentira ce que vous voulez, Sans offenser le ciel, dont toujours vous parlez?
Si ce n'est que le ciel qu'à mes vœux on oppose, Lever un tel obstacle est à moi peu de chose ; Et cela ne doit pas retenir votre cœur.
KLMIRE.
Mais des arrêts du ciel on nous fait tant de peurl
Je puis vous dissiper ces craintes ridicules, Madame; et je sais l'art de lever les scrupules. Le ciel défend, de vrai, certains contentemens; Mais on trouve avec lui dés accommodement 1 . Selon divers besoins, il est une science D'étendre les liens de notre conscience, Et de rectifier le mal de l'action Avec la pureté de notre intention.
De ces secrets, madame, on saura vous instruire; Vous n'avez seulement qu'à vous laisser conduire. Contentez mon désir, et n'ayez point d'effroi; Je vous réponds de tout, et prend le mal sur moi.
(Elmire tousse plus fort.) Vous toussez fort, madame
ELMIRE
Oui, je suis au supplice»
Vous plaît-il un morceau de ce jus de réglisse?
ELMIRE
C'est un rhume obstiné, sans doute ; et je vois bien