SCÈNE IV. — D. FERNAND, D. DIÈGUE0 D. RODRIGUE, D. ARIAS, D. ALONSE
D. SANCHE
D. ALONSE
Sire, Chimène vient vous demander justice.
D. FERNAND
La fâcheuse nouvelle, et l’importun devoir!
Va, je ne la veux pas obliger à te voir.
Pour tous remercîmens il faut que je te chasse :
Mais avant que sortir, viens, que ton roi t’embrasse.
(D. Rodrigue rentre.)
D. DIÈGUE
Chimène le poursuit, et voudroit le sauver.
D. FERNAND
On m’a dit qu’elle l’aime, et je vais l’éprouver.
Montrez un œil plus triste.
SCÈNE V.— D. FERNAND, D. DIÈGUE, D. ARIAS, D. SANCHE, D. ALONSE, CHIMÈNE, ELVIRE.
D. FERNAND
Enfin soyez contente,
Chimène, le succès répond à votre attente.
Si de nos ennemis Rodrigue a le dessus,
Il est mort à nos yeux des coups qu’il a reçus;
Rendez grâces au ciel, qui vous en a vengée.
(A D. Diègue.)
Voyez comme déjà sa couleur est changée.
D. DIÈGUE
Mais voyez qu’elle pâme, et d’un amour parfait.
Dans cette pâmoison, sire, admirez l’effet * douleur a trahi les secrets de son âme,
JsU ne vous permet plus de douter de sa flamme.
CHIMÈNE
Quoi! Rodrigue est donc mort?
J>. FERNAND
Non, non, il voit le jour»